A. Les Jeux olympiques 1936, un outil de propagande pour Hitler

 
En 1931, le Comité international olympique (CIO) attribue à Berlin l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 1936. Cette désignation marque le retour de l'Allemagne sur la scène internationale après avoir été mis à l’écart par les autres pays d’Europe juste après la Première Guerre mondiale. En avril 1933, soit deux ans après cette attribution, Hitler devient chancelier et va détruire la démocratie allemande qui était mis en place, fragilisée depuis quelques années, pour instaurer une dictature à Parti unique : la dictature nazie. Sa politique sera de persécuter les Juifs, les Tsiganes, et l’ensemble de ses opposants politiques ainsi que d'autres catégories de la population. Les Nazis veulent contrôler tous les aspects de la vie et notamment à travers le sport qui est un outil principal de propagande. A l’aide de ces jeux les Nazis veulent montrer leur supériorité raciale par rapport aux autres pays participants et en montrant des théories sur la supériorité de la race aryenne. Ils estiment que cette race est la plus aboutie physiquement. Les Nazis étaient attachés à la forme physique, condition requise pour le service militaire. 

Toujours en avril 1933, Hitler décide d’exclure les sportifs juifs et tsiganes qui étaient dans des organisations sportives allemandes. En bref,  cette politique d'aryanisation interdisait les sportifs "non aryens" (Juifs, demi-Juifs ou Tsiganes) à être dans des associations ou des centres sportifs allemands, sinon ils y seraient exclus. Donc plusieurs sportifs juifs allemand se font expulser comme le boxeur amateur Erich Seelig, qui reprit par ailleurs sa carrière de boxeur aux Etats-Unis,  où Daniel Prenn un tennisman connu qui est exclu de l'équipe allemande de la Coupe Davis pour la simple et bonne raison qu’il était juif. Ces sportifs juifs, qui étaient interdits de clubs sportifs allemands, se retrouvèrent au sein d'associations juives distinctes, comme le Maccabee et le Schild (bouclier), dans des clubs sportifs séparés. Mais ceux-ci n'étaient pas comparables aux installations bien financées dont disposaient les Allemands non juifs.

Malgré tout, pour calmer les tensions internationales face à ce sujet, les allemands acceptèrent quelques sportifs juifs comme l'escrimeuse demi-juive Hélène Mayer qui d’ailleurs remporta une médaille d'argent dans l'épreuve d'escrime individuelle, mais malgré quel soit demi-juive elle fit le salut nazi sur le podium comme les autres médaillés allemands. 

 

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C’était la seule concurrente juive pour l'Allemagne. Toutefois, neuf sportifs juifs remportèrent des médailles lors de ces jeux. 

En août 1936, c’est-à-dire pendant toute la durée de ces jeux, le régime nazi essaye de cacher la violence de sa politique raciste, en enlevant provisoirement les panneaux antisémites enlevés et en demandant aux journaux de stopper leurs discours xénophobe. Ce régime exploite les Jeux olympiques pour donner aux spectateurs et aux journalistes étrangers une fausse image de l’Allemagne, celle d'une Allemagne pacifique et tolérante. 

Des sportifs juifs décidèrent de lancer des mouvements de boycott, notamment aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France. Aux Etats-Unis, certains sportifs juifs et des organisations juives telles que le « Congrès juif américain » et le  « Comité juif du travail » appelèrent au boycott. Mais en décembre 1935 « l'Union des Etats-Unis des athlètes amateurs » organisa un vote pour savoir si les juifs devaient participer à ces Jeux, et le vote fut en faveur de la participation. D'autres pays suivirent les USA et malheureusement cette tentative a échoué à cause de quelques sportifs juifs qui ont participé à ces Jeux de 1936. 

Les Nazis ont préparé minutieusement ces Jeux d'été, qui se sont déroulés du 1er au 16 août 1936, pour accueillir les 49 délégations participantes, les 3963 athlètes ainsi que pour que les 129 épreuves puissent se tenir. Ils ont construit un immense complexe sportif pour l’occasion et lors de la cérémonie d’ouverture des drapeaux olympiques ainsi que des drapeaux à croix gammée ornaient les monuments et les bâtiments d'un Berlin en fête et bondé. Entre cette foule arrivé un homme avec une torche pour allumer la flamme olympique. Ils affichaient dans les rues des images colorées et les journaux faisaient des pages entières sur ces Jeux pour vanter leur mérite. Les nazis voulaient que ces jeux montrent que l'Allemagne nazie et la Grèce antique avaient un lien par l’imagerie sportive. Ils avaient ce désir car ils estimaient que la civilisation allemande était supérieure aux autres et qu’elle devait être l'héritière légitime de la culture "aryenne" de l'Antiquité classique. Cette vision de l'Antiquité classique avait les mêmes caractéristiques qu’une personne de la race « aryenne », c’est-à-dire, un homme héroïque, blonds aux yeux bleus et aux traits fins.

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Lors de ces Jeux les touristes ne se rendaient même pas compte que le régime nazi avait provisoirement enlevé les panneaux antisémites. D’ailleurs deux semaines avant le début des Jeux une rafle d’à peu près 800 Tsiganes à Berlin avait été organisé par le ministère allemand de l'Intérieur. Ces Tsiganes se sont fait arrêtés et emprisonnés dans un camp spécial de la banlieue à Marzahn. 

Les efforts de la propagande se poursuivirent bien après les Jeux, avec la sortie internationale en 1938 des Dieux du Stade, documentaire controversé de la réalisatrice et sympathisante nazie Leni Riefenstahl. Ce film était une commande du régime nazi

A la fin de ces Jeux, l'Allemagne nazie a fini première au niveau sportif en remportant le plus grand nombre de médailles. La seule belle petite histoire lors de ces Jeux était la victoire d’un sprinteur noir Américain qui s’appelait Jesse Owens qui remporta quatre médailles d’or. Ce qui est marrant dans cette histoire, c'est que ce sportif noir a gagné beaucoup de médailles devant ces allemands nazis qui eux considéraient leur race, la race « aryenne », plus forte, notamment physiquement, que les noirs.

 

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 L'Allemagne avait su cacher son côté sombre avec les éloges des visiteurs pour leur hospitalité et leur organisation.  Même les journaux comme celui du New York Times qui faisait des critiques positives en disant que ces Jeux avaient ramené les Allemands "dans le concert des nations" et les avaient même rendus "de nouveau plus humains". Il y en avait même qui pensait  que les nazis étaient devenus pacifiques. Il n’y avait que quelques journalistes, comme William Shirer, qui avait compris que les nazis avaient instrumentalisé ces jeux en donnant une image d’eux sympathique, hospitalière et pacifique afin de cacher un régime raciste, oppressif et violent. 

D’ailleurs, après ces Jeux de 1936, Hitler recommença à persécuter les Juifs. En 1939, l’Allemagne envahit la Pologne c’est-à-dire trois ans  après les Jeux olympiques de Berlin, et leur accueil qui paraissait hospitalier et leurs organisateurs pacifique. Cet envahissement a déclenché la Seconde Guerre mondiale, qui a fait des dégâts humains considérables avec notamment environ 5 185 000 juifs morts de façons horribles et inhumaines. En gros, après ces jeux Hitler a continué à mener sa politique expansionniste en persécutant des Juifs allemands et issus d’autres pays ennemis comme la France par exemple, cela a abouti à la Shoah. D’ailleurs pendant la seconde guerre mondiale, les jeux sont supprimés et reprennent en 1948 pendant une période s'étalant de 1945 à 1989 qui est nommée : la guerre froide. Cette période révélera la rivalité entre les américains et les soviétiques, qui, sera visible à travers les jeux olympiques.

 

B. Les Jeux Olympiques pendant la Guerre Froide, une tension et une rivalité entre l’URSS et les USA.

 1.1. Le début de la lutte entre l’URSS et les USA.

Suite à la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945), l’Europe est en reconstruction où deux blocs s’affrontent : le bloc de l'O.T.A.N avec les Etats-Unis et le bloc communiste avec l'U.R.S.S. Ces deux blocs, Américain et Soviétique, ne peuvent s’affronter et mener une guerre sur les champs de bataille, alors ils ont dû trouver un autre terrain et ce sera celui du sport. On va retrouver cette rivalité lors des Jeux Olympiques.

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Le C.I.O va toujours nier que les Jeux sont le moyen de confrontation entre les deux pays, l’URSS et les Etats-Unis, en démontrant que cette compétition est apolitique, pacifique et est un moyen de rapprochement entre les peuples du monde entier. Pourtant personne n’est dupe et le sport deviendra très vite un enjeu de prestige dans l’affrontement Est / Ouest. Pour cela pour montrer leur supériorité les USA et l’URSS se battront pour le plus grand nombre de médaille gagnée.

Les Jeux Olympiques ont donc repris en 1948 à Londres mais ceux qui ont marqué les JO, ce sont les Jeux d’Helsinki de 1952 car ces jeux marquent la première participation de l’URSS à des Jeux Olympiques. 

 

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 Ces jeux sont donc les plus représentatifs de la guerre froide car se sont les premiers de l’URSS, qui veulent imposer leur supériorité vis-à-vis de la première puissance mondiale. Les JO d’Helsinki représentent un enjeu politique considérable qui s'étendait bien plus loin que la compétition olympique : l'entourage médiatique et l'environnement culturel permettent aux pays leaders de chaque bloc de se construire une image et d'en faire un instrument de combat qu'on peut qualifier d'idéologique, c'est-à-dire que les nations essaient d'imposer leurs doctrines, leurs idées, leurs croyances. L'U.R.S.S considérait aussi avant cette inscription que le sport était réservé à la bourgeoisie, ce qui changera lors de ces jeux. La victoire de cette dernière permet la propagation de la politique bolchévique et donc la continuation des intérêts nationaux.

Pour concurrencer son rival, les USA, et affirmer leur supériorité, les soviétiques sont prêts à tout comme surentraîner leurs athlètes dès le plus jeune âge, cela  va déclencher une forte polémique à cause des traitements imposés à ces enfants.

 

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Nadia Comaneci gymnaste roumaine de 14 ans qui en 1976 aux jeux de Montréal décroche la médaille d'or avec la note exceptionnelle de10/10. Elle devient le symbole de l'excellence du sport communiste. 

Mais cet entrainement intensif va payer car dès leur première participation lors de ces fameux Jo 1952 d’Helsinki, l’URSS a gagné un grand nombre de médailles (71 dont 22 en or) et a montré que pour une première participation il faudrait compter sur elle lors des prochaines olympiades. D’ailleurs, l’Union Soviétique va remporter, durant la Guerre Froide le classement des médailles de tous les jeux auxquels ils vont participer, à l’exception de ceux de Tokyo en 1964 où il remporte quand même le plus de médaille mais pas le plus de médaille d’or et ceux de Mexico en 1968 où là ils sont devancés au niveau du nombre de médailles totales et du nombre de médaille d’or. Les deux fois ils se feront devancer par leur rival les USA. 

 Résultats des athlètes soviétiques aux Jeux olympiques d’été

Année     

Médailles d’or    

Médailles d’argent   

  Médailles de bronze   

total      

 Rang dans 
 le classement 
 des pays (premier par médaille d’or)

1952

22

30

  19

71

1

1956

37

29

  32

98

1

1960

43

29

  31

103

1

1964

30

31

  35

96

2

1968

29

32

  30

91

2

1972

50

27

  22

99

1

1976

49

41

  35

125

1

1980

80

69

  46

195

1

1984

 

 

 

 

 

1988

55

31

  46

132

1

D’après les données chiffrées du CIO.

Lors de cette guerre froide la propagande et l’intimidation étaient les deux outils principaux de combat des USA et de l’URSS. Seulement, pendant des tensions fortes comme lors de la guerre de Corée, ces deux pays ont dû utiliser des armes.

L’URSS avait deux objectifs :        

- montrer leur domination au monde entier à travers les jeux Olympiques, qui furent, par ailleurs, un excellent moyen de propagande voir même l’un des meilleurs ; 

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         Chorégraphie de propagande dans les gradins lors des Jeux Olympique de Moscou en 1980

 

- enlever l'image de domination du monde des USA, en voulant montrer  qu’ils ne sont pas crédibles.

 Le sport est rapidement détourné de son utilité initiale. Les USA et l’URSS n’ont pas la même vision de ce qu’est le sport. Pour les américains, le sport a toujours été présent, il est encré dans la culture américaine, il est inscrit dans les mœurs malgré son côté quelque peu aristocratique. Mais à cette époque, la grande question que se posait le monde entier était de savoir si la Russie battrait les Etats-Unis car ces derniers sont depuis toujours une des figures les plus fortes des J.O et se trouve être un des pays grands vainqueurs des jeux. Mais à ce moment-là la majeure partie du monde est du côté des Etats-Unis, ils ne doivent absolument pas perdent contre les soviétiques car cette défaite pourrait donner à l'U.R.S.S une arme de propagande. Mais malheureusement c’est ce qui va se passer car comme nous l’avons dit précédemment le bloc soviétique peut compter sur une remarquable préparation de ses athlètes. D’ailleurs les presses américaines anti-communistes qualifièrent ces méthodes de "méthodes inhumaines" allant même jusqu'à nommer le système socialiste : "Usine à champions". 

Cette rivalité va continuer sur de nombreux points comme sur le nombre de médailles gagnées ou encore sur l'opposition politique des deux pays. Elle est sans cesse dévoilée dans les journaux ainsi que par les médias. A chaque fois qu’un des athlètes issu de l’un des deux pays gagnait une médaille, ces derniers s'accusaient de tricheries, cela augmentait les tensions qui étaient déjà importantes. Mais l’un des objectifs de l'U.R.S.S était de faire croire qu’ils étaient pacifiques en restant humble et polis envers les Etats-Unis, cette feinte fonctionne, et même les journaux américains y crurent.

 

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Les Jeux Olympiques de Melbourne en 1956 vont aussi marquer cette guerre froide avec le déchaînement entre les hongrois et les soviétiques. à cause de l'invasion de l'armée rouge à Budapest ; la police australienne est intervenu afin d'empêcher le massacre de l'équipe soviétique par les spectateurs. Durant ces jeux olympiques, le boycott durera, il se maintiendra durant la quasi-totalité de la guerre froide et plus précisément, dans la période où les tensions reprirent : pendant la guerre fraîche (1975-1985).

 

1.2. Les boycotts successifs de ces deux pays en 1980 et 1984.  

Le 23 Octobre 1974, la ville de Moscou est choisi pour organiser les Jeux de 1980, elle est désignée au profit de la ville de Los Angeles qui avait un projet mal ficelé.

 

Résultats officiels du scrutin

Villes                

Pays                           

Tour 1  

Moscou

Union soviétique

 39

Los Angeles

États-Unis

 20

 

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Suite à cette désignation, un mouvement de boycott va être organisé aux Etats-Unis qui manifestent la présence d’un fort courant anticommuniste. En 1978, l’AFL-CIO aux États-Unis et le parti libéral au Royaume-Uni appellent au boycott en conséquence de la politique mis en place par les soviétiques contre les opposants. En plus de tout cela, en décembre 1979, l’Union Soviétique envahit l’Afghanistan ce qui va provoquer un autre mouvement de protestation cette fois-ci mondial, mené par les Etats-Unis. 

A ce moment-là, les Etats-Unis sont dans une position délicate car suite à cette invasion, l’ONU est incapable de mettre en place des sanctions économiques, et des pays soumis à des mouvements marxistes (comme l’Argentine) ou confrontés à l’extension de la domination communiste (pays d’Asie ou d’Afrique) sont plutôt du côté soviétiques. 

En cette période de guerre froide, les Américains utilisent le boycott comme moyen de pression. Le 20 janvier 1980, le président des États-Unis, Jimmy Carter, dans un courrier au président du CNO américain, annonce aux athlètes américains l’impossibilité de se rendre à Moscou si les troupes soviétiques ne quittent pas l’Afghanistan, il adresse un ultimatum au Kremlin : « Si dans un mois au plus tard, vos troupes n'ont pas évacué l'Afghanistan, l'équipe olympique américaine n'ira pas à Moscou et nous demanderons aux autres pays de s'abstenir aussi ». 

Après ces déclarations le CNO (comité nationale olympique) va demander le transfert, le report ou même l’annulation de ces Jeux. En France, le président du CNOFS est très largement soutenu par les deux assemblées, le Sénat et la chambre des représentants ; les athlètes sont quant à eux partagés. Ailleurs en Occident, les attitudes sont partagées. En Grande Bretagne par exemple, les Communes de Londres sont nettement favorables au boycott, alors que le CNO anglais le refuse. En France, le pouvoir politique affirme la participation des athlètes français, même si les avis sont partagés. Réunis à Rome au début du mois de mai, les CNO des principaux pays européens décident de participer en se rangeant sous la bannière et l’hymne olympiques. D’ailleurs ces pays défileront derrière le drapeau olympique au lieu du leur lors de la cérémonie d’ouverture. Par contre, les Etats-Unis ne lâcheront pas leur position sur le fait de boycotter ces Jeux, ils ne seront pas les seuls car 62 autres pays boycotteront ces Jeux d’été. Parmi ces 62 pays, il y a le Japon, la Corée du Sud, le Canada et l’Allemagne de l’Ouest qui rejoignent les idées américaines alors que 29 pays musulmans comme l’Afghanistan boycottent ces jeux pour contester l’attaque de ce dernier par l’URSS qualifiant cet acte comme une attaque contre l'Islam

Nations boycottant les jeux de 1980 :

Albanie
Allemagne de l'Ouest
Antigua-et-Barbuda
Arabie saoudite
Argentine
Bahamas
Bahreïn
Belize
Bermudes
Bolivie

Canada
Îles Caïmans
Chili
Chine
Corée du Sud
Égypte
États-Unis
Fidji
Gambie

Ghana
Haïti
Honduras
Indonésie
Iran
Israël
Japon
Kenya
Libéria
Liechtenstein

Malawi
Malaisie
Mauritanie
Île Maurice
Maroc
Monaco
Norvège
Pakistan
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Paraguay

Philippines
Salvador
Singapour
Somalie
Swaziland
Taïwan
Thaïlande
Tunisie
Turquie
Uruguay
Îles Vierges américaines
Zaïre

 

 

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Les nations boycottant les jeux de Moscou sont indiquées en bleu.

Il n’y aura seulement que 80 nations qui participeront à ces Jeux.

 

En 1984, les Jeux Olympiques se déroulent aux Etats-Unis à Los Angeles après avoir été désignée en 1978.  Elle est la seule ville candidate suite au retrait de Téhéran. Suite à ce qu’il c’était passé lors des Jeux précédents à Moscou et le nombre incroyable de pays boycottant, il était inévitable que l’URSS décide aussi de lancer un mouvement de boycott. Début 1984, l’URSS annonce ouvertement qu’elle n’enverra pas de sportifs à ces Jeux olympiques d'été de 1984 de Los Angeles. La raison officielle de l’URSS, de ne pas aller à ces jeux, est pour des raisons de sécurité mais aussi pour l’utilisation politique que les États-Unis voudront faire de l’évènement. Mais tout le monde a bien compris que c’est pour répondre au boycott organisé par les USA lors des Jeux de Moscou en 1980. Les communistes ont été soutenus par quelques pays dont la majorité était du bloc soviétique, comme la RDA, et Cuba. Toutefois, l’URSS n’est pas soutenue par tout le bloc communiste, la Roumanie par souci d’autonomisation au sein du bloc communiste, et la Yougoslavie qui ne se sent pas concernée par ce boycott décide de participer à ces Jeux. Même un pays comme la Chine qui était un pays communiste et qui n’avait jamais participé à des Jeux décida de s’aligner pour la première fois.

 

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Les nations boycottant les jeux de Los Angeles sont indiquées en rouge. 

Nations boycottant les jeux de 1984 :

Afghanistan
Allemagne de l'Est
Angola
Bulgarie
Cuba

Corée du Nord
Éthiopie
Hongrie
Laos
Mongolie

Pologne
Tchécoslovaquie
URSS
Yémen du Sud
Viêt-nam

L'Iran et la Libye ne participèrent pas à ces jeux de Los Angeles, mais pour des raisons politiques autres que celles des 15 pays.

 

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En fin de compte ce boycott ne sera pas autant efficace que celui des Etats-Unis, l’URSS sera moins soutenue que son rival, car durant les Jeux de 1980 seulement 80 pays ont participé alors qu’en 1984 à Los Angeles 140 pays dont des proches de l’URSS ont participé.

 

C. Les Jeux Olympiques après la Guerre Froide, de nouveaux enjeux.

Durant la Guerre Froide, les JO n’ont jamais été aussi représentés, notamment avec la participation de nombreux athlètes américains et soviétiques. Mais beaucoup de nouveaux pays comme la Chine ou la Nouvelle-Zélande ont participé pour la première fois aux Jeux.

Depuis 1992, six olympiades d’été se sont déroulés : Barcelone en 1992, Atlanta en 1996, Sydney en 2000, Athènes en 2004, Pékin en 2008 et Londres en 2012.

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Les Jeux de 1992 à Barcelone sont donc les premiers après la Guerre Froide, à cette époque l’URSS a disparu. Elle est remplacée par la Communauté des États indépendants, nouvellement créée, dont les athlètes défilent précédés par un drapeau olympique, lors de la cérémonie d'ouverture. Avec 45 médailles d’or, 38 médailles d’argent, et 29 médailles de bronze, cette équipe, pour les seuls Jeux olympiques auxquels elle a participé, s’est classée au 1er rang du classement des médailles devant les États-Unis.

Contexte politique et nations participantes

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Pays participants en 1992 : 

- Pays participant pour la première fois 

- Pays formant l'équipe unifiée

- Pays ayant déjà participé 

 

L'année 1991 est marquée par beaucoup d'événements politiques avec la chute de l’'URSS et la chute du Mur de Berlin. Mais d’autres évènements se sont déroulés durant cette année comme la fin de la politique d'apartheid en Afrique du Sud et la guerre qui fait rage en ex-Yougoslavie. Ces conflits vont permettent à des états nouveaux de participer aux Jeux. Dans ce contexte mondial, le Comité international Olympique souhaite alors réunir le plus grand nombre de pays pour réaliser des jeux universels : 

- La division de l'U.R.S.S va permettre le retour aux jeux de certains pays comme l'Estonie, la Lettonie ou la Lituanie. Les autres pays soviétiques éclatés reconnus par le C.I.O le 9 mars 1992, participent sous le nom d'une équipe fusionnée : la Communauté des Etats Indépendants (C.E.I). Le conflit Balte empêche néanmoins la Yougoslavie de participer aux J-O de Barcelone et celle-ci est sanctionnée par l'O.N.U (Organisation des Nations Unies). Du coup le CIO propose que la Serbie participe comme pays indépendant sous la bannière et l’hymne olympiques. 

- Après la chute du Mur de Berlin en 1989, il n’y a plus de RDA et de RFA mais une seule Allemagne est présente à Barcelone, c’est une première depuis les Jeux Olympiques de 1964 (de 1952 à 1964, la RFA et la RDA concouraient au sein d'une seule équipe olympique allemande, malgré la Guerre Froide). 

- Le CIO va aussi reconnaître officiellement le comité olympique d’Afrique du Sud le 9 juillet 1991 et demander aux dirigeants sud-africains de mettre fin à la discrimination dans le sport car l’apartheid était toujours présent en Afrique du Sud. 

- D’autres pays font aussi leur retour comme l’Albanie, qui a été libérée de sa dictature, après sa dernière participation 20 ans avant. Quatre pays (la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Slovénie et la Namibie) ayant aussi obtenu leur indépendance entre 1990 et 1992 vont faire leur première apparition aux Jeux olympiques. 

Il faut noter aussi que ces jeux sont les premiers à ne pas être boycotté depuis ceux de Munich en 1972.

 

 

 

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Ces jeux olympiques de 1996 à Atlanta sont marqués par quelques polémiques au niveau des  transports des athlètes et des spectateurs ainsi que par des problèmes de communication. Lors de ces Jeux, l’organisation a été mise en cause. Ces jeux ont été surtout marqués par l'attentat qui a eu lieu dans le parc du centenaire (en plein coeur du village olympique) qui fera 2 morts et 221 blessés. Cet attentat révèle les premières contestations du système fédéral par des mouvements extrémistes. Néanmoins malgré ce drame, le CIO décida de continuer les Jeux comme en 1972 à Munich après l’assassinat des sportifs palestiniens. 

Au niveau des participants, pas de boycott, et le C.I.O va même réussir à regrouper 28 nations de plus que les jeux de Barcelone en 1992 (197 nations). 

Nations participantes

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- Pays participants en 1996

- Pays participant pour la première fois 

- Pays ayant déjà participé

 197 nations et 10 318 athlètes participèrent à ces jeux de 1996.

24 délégations, dont 11 issues du bloc soviétique concourant avec l'équipe unifiée de l'ex-URSS en 1992, firent leur première apparition à des Jeux olympiques d'été : l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Burundi, le Cap-Vert, les Comores, la Dominique, la Géorgie, la Guinée-Bissau, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Macédoine, la Moldavie, Nauru, l'Ouzbékistan, la Palestine, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Sao Tomé-et-Principe, la Slovaquie, le Tadjikistan, la République Tchèque, le Turkménistan et l'Ukraine.

 

 

 

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Lors de ces Jeux, aucun faits marquants se sont déroulés à part peut-être que la culture aborigène est à de nombreuses reprises mise en avant par l’intermédiaire de chants et de danses traditionnelles. Cathy Freeman, sprinteuse australienne de 400m (elle remporta d’ailleurs la médaille d’or dans cette discipline) aux origines aborigènes, alluma la flamme olympique en tant que dernière relayeuse de la torche. Ces efforts de mettre en avant la culture aborigène permirent la réconciliation de ce peuple avec les migrants européens. Un autre beau geste est à souligner lors de ces Jeux, c’est pendant la cérémonie d’ouverture quand les deux Corée défilent ensemble, dans les mêmes tenues, et derrière le même drapeau : le profil bleu ciel de la péninsule sur fond blanc, est porté par deux athlètes, un de chaque pays. 

 

 

 

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Ces jeux sont marqués par les nombreuses normes de sécurité effectuées par les autorités Grecques suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, puis ceux de Madrid, le 11 mars 2004. C'est alors dans un environnement géopolitique mouvemanté, dû à la montée du terrorisme, que la préparation des Jeux s'est effectuée. La sécurité a donc pris une part considérable dans l'organisation des Jeux. La peur d’une attaque terroriste fut également alimentée par plusieurs attentats à la bombe qui se sont produits en Grèce quelques semaines avant les Jeux. Sans réelle connaissance de la menace terroriste internationale, les Grecs ont dû revoir tout leur dispositif aussi bien au niveau humain, budgétaire et technique, avec notamment une sécurisation accrut des infrastructures pendant et après les travaux. 1,2 milliard d’euros furent alors consacrés à la sécurité des athlètes, des médias, des dirigeants et des spectateurs, un montant qui n'avait encore jamais été atteint. Les Grecs étaient très bien préparés et avaient tout bien organisés avec près de 100 000 forces de l’ordre mobilisées à travers tout le pays et près de 1 000 caméras surveillant la ville d’Athènes. Ils reçurent des aides de l’OTAN, notamment, qui les aida aux niveaux aérien et maritime en déployant des avions AWACS, sept navires de guerre et un sous-marin. Un dirigeable survola la ville d’Athènes durant tous les jeux. Il n’y eut donc aucun incident grave à déplorer à la fin de ces Jeux olympiques 2004 notamment donc avec une sécurité maximum, ce fut d’ailleurs les Jeux les plus aboutis à ce niveau.

 Nations participantes

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 - Pays participants en 2004

 - Pays participant pour la première fois 

 - Pays ayant déjà participé

Tous les comités nationaux olympiques étaient représentés aux Jeux d'Athènes, comme ce fut le cas en 1996. Deux nouveaux pays, les Kiribati et le Timor oriental (qui avait participé en tant qu'athlètes internationaux olympiques en 2000) participèrent pour la première fois aux Jeux olympiques. La Yougoslavie a, quand à elle, partcipé sous les couleurs de la Serbie-et-Monténégro. Tandis que les Etats-Unis s'étaient présentés à Athènes avec le plus gros contingent de sportifs (536).

201 nations et 10 625 athlètes participèrent aux différentes compétitions.

 

 

 

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 Nations participantes

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 - Pays participants en 2004

 - Pays participant pour la première fois 

 - Pays ayant déjà participé

 

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Journal du soir france 4 - Réaction JO Chine 2008

Le 13 Juillet 2001, la Chine est nommée par le CIO pour organiser les Jeux Olympiques 2008.  Cette décision fait polémique car en 2001, la Chine est réputée pour ne pas respecter les droits de l’homme. En effet, cette même année, juste avant l’attribution, entre avril et juin 2001, 1 400 personnes ont été exécutées. Là-bas, les journalistes sont des ennemis selon le gouvernement chinois. Alors, en accordant l’attribution de ces Jeux, le CIO avait donc demandé aux autorités chinoises « d’énormes avancées » en matière de droits de l’homme.  Les responsables Chinois avaient  donc promis de faire « d'énormes avancées »

Début 2008, soit quelques mois avant le début des Jeux, il y avait une trentaine de journalistes qui étaient encore emprisonnés à cause de la forte censure qu’impose le gouvernement chinois. Les relations entre ces derniers et le CIO étaient très tendues mais ils devaient s’allier et coopérer pour éviter le boycott car de nombreuses associations comme « Reporters sans Frontières » protestaient contre le déroulement de ces Jeux. 

Outre la question de la censure des journalistes en Chine, les préparations de ces Jeux étaient marquées par d’intenses tensions politiques entre la Chine et le Tibet. Le lundi 10 mars 2008 marquait le 49e anniversaire de l'échec du soulèvement pacifique contre l'administration chinoise, cet échec avait conduit le 14e dalaï-lama à fuir le Tibet et pour trouver exil à Dharamsala, en Inde.  

Alors des Tibétains décidèrent de saisir cet anniversaire pour dénoncer la domination et les répressions chinoises dans la région du Tibet. Le mouvement commença dès le lundi 10 mars 2008 où 500 moines participaient à une marche. De jour en jour, de plus en plus de moines participèrent à ce mouvement. Mais ces dénonciations des tibétains n’étaient pas du goût des autorités chinoises. Ce conflit entre ces deux pays éclata par des heurts de violence entre la population tibétaine et les policiers chinois. Ces derniers procédés à de nombreuses arrestations. 

Pour beaucoup d’observateurs, comme pour le dalaï-lama, la réaction des autorités chinoises au Tibet permettait de rappeler la limite démocratique de la Chine et ses faiblesses dans le respect des droits de l’Homme.

De nombreuses personnes en Occident appelèrent à boycotter ces jeux ou du moins la cérémonie d’Ouverture pour contester ces actes envers ces pauvres tibétains. Ce conflit fit débat et de nombreuses personnalités politiques réagissaient. Certaines comme Angela Merkel la chancelière allemande, ou Gordon Brown  le Premier ministre britannique annoncèrent qu’elle ne ferait pas le voyage en Chine pour ces Jeux.

 Le dalaï-lama s’est quant à lui prononcé dès le 16 mars 2008 contre le boycott des Jeux olympiques : « Je souhaite ces Jeux. Le peuple chinois [...] a besoin de se sentir fier. La Chine mérite d'accueillir les Jeux olympiques. »
Donc, en Occident, les manifestations pour le boycott de ces Jeux sont nombreuses, par exemple le 6 avril 2008, lors du passage de la flamme olympique à Londres, le cortège a été fortement perturbé, notamment par des manifestants pro-tibétains ou critiques vis-à-vis des autorités chinoises. Ce fut la même chose dans des villes comme Paris, ou San Francisco.

À la suite de ces manifestations, les chinois ont vivement critiqué les Occidentaux, surtout la France, qui était l’un des pays où se déroulé le plus de manifestation (notamment devant des magasins carrefour). Pour beaucoup de chinois le conflit contre le Tibet était avant tout une affaire interne qui ne concernait que la Chine. Les chinois prétendaient qu’il s’agisait d’une action de déstabilisation de la part des Tibétains pour nuire à la Chine. Le paroxysme de la crise passé, la Chine multiplia les gestes pour désamorcer les critiques internationales avant le début des Jeux olympiques. Fin juin 2008, des envoyés du dalaï-lama se sont rendus à Pékin pour rencontrer les autorités chinoises, en réitérant leurs demandes pour une autonomie culturelle plus large. Pour le gouvernement chinois, c’était l’occasion de montrer que Pékin restait ouvert à des pourparlers avec le chef spirituel des Tibétains et de calmer les opinions publiques étrangères.

Face à toutes ces critiques, la Chine a dénoncé de la jalousie et de la malveillance de la part des Occidentaux en particulier les journalistes et les personnes de milieux intellectuels. La Chine pensait aussi que les militants indépendantistes tibétains avaient volontairement attisé les tensions avant les Jeux olympiques, pour politiser un évènement sportif.

Face à ce conflit les plus grands chefs d’Etat comme Nicolas Sarkozy, étaient confrontés à des demandes de boycott de la cérémonie d’ouverture. George Bush y est aussi confronté, quand le 2 avril 2008, le Congrès Américain demande à George Bush le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux. Le même jour, le gouvernement japonais avait annoncé que la famille royale ne participerait pas à la cérémonie d'ouverture. 

Mais malgré l'absence de nombreuses personnalités à la cérémonie d'ouverture des jeux, 90 chefs d'État et de gouvernement s'y sont rendu ce qu’y faisait quatre fois plus qu’à Athènes.

En résumé cette nomination a fait beaucoup parler car la démocratie et la liberté sont les principes fondamentaux pour participer aux jeux et ce n’est pas du tout ce que représente la Chine.  Cette situation a posé beaucoup de problèmes au C.I.O malgré les engagements qu’avait promis la Chine pour faire des efforts au niveau des droits de l’homme. Mais ces engagements n’ont pas été tenus car ils ont continué à appliquer leur censure en effectuant de multiples arrestations à caractère politique.

Avec cette nomination  le C.I.O a pensé que la Chine allé améliorer ces relations politiques entre d’autres pays comme les occidentaux ou les tibétains. Il pensait aussi que ces jeux allaient apporter une liberté médiatique et humaine, il croyait que la Chine allait enfin respecter les droits de l’homme.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chine-jeux-olympiques-pekin-2008/jo-enjeu.shtml

Les Jeux olympiques de Pékin ont suscité de nombreux débats, tant en Chine que dans le monde. Pour certains, c’est la nomination même de Pékin comme ville olympique qui était discutable avec les questions du respect des droits de l’Homme et du déficit démocratique ; pour d’autres, c’était le non-respect des engagements pris qui est source de vives critiques.
Ces lacunes ont porté préjudice, à court terme, à la Chine pour l’organisation des Jeux olympiques en 2008, mais elles ont aussi affaiblis aussi, à plus long terme, sa puissance.

Ce débat s’est superposé à la question de la pollution en Chine, les ONG environnementales dénonçant le danger encouru par les athlètes de concourir dans un pays où les conditions atmosphériques étaient calamiteuses et n’avait fait qu’empirer depuis la désignation de Pékin en 2001. L’opinion internationale s’était également émue du problème des dissidents politiques chinois qui étaient de plus en plus nombreux à être persécutés pour leurs positions ou pour leur soutien à des causes politiques. Blogueurs, journalistes, reporters, intellectuels, étudiants sont encore actuellement emprisonnés ou enfermés en hôpital psychiatrique en Chine. Ce qui prouvent que ces Jeux n'ont pas fait évoluer la Chine.

 

 

Source: Externe

Lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012, il ne s’est rien passé de marquant, à la fin on faisait même un bilan plutôt positif. Beaucoup d’éloges sortaient de la bouche du président du CIO Jacques Rogge qui affirmait que ces jeux avaient été « fabuleux, extraordinaires », les « meilleurs Jeux jamais organisés ». Ces Jeux furent un succès notamment grâce la qualité des transports en commun, la transformation urbaine de l'Est londonnien et la réutilisation future des équipements olympiques, ainsi que la réussite en matière de sécurité, alors que la crainte d'un attentat était forte. Lors de la cérémonie d'ouverture une commémoration de la prise d’otage des Jeux Olympiques de Munich a été organisée. Beaucoup de personnes voulaient une minute de silence pour ces sportifs israéliens tués mais Jacques Rogge a toujours été contre ce qui fit une polémique. Même face aux protestations de personnalités politiques puissantes comme Barack Obama. Jacques Rogge n'a jamais voulu donner d'explications claires concernant le refus de cette minute de silence mais de nombreuses sources sous le couvert de l'anonymat parlent de risques d'attentats par des islamistes ou de boycott de la part de pays arabes influents financièrement.

 

Source: Externe

La cérémonie d’ouverture.

Le 6 août 2012, David Cameron rend hommage au cours d'une commémoration aux 11 Israéliens tués lors des Jeux olympiques de 1972.

Lors de ces Jeux il y eut quand même quelques polémiques comme des affaires de dopage, des accusations de triche ou de trucage en tennis de table, et des incidents diplomatiques comme lors du match de foot féminin entre la Colombie et la Corée du Nord où les organisateurs avaient confondu le drapeau de la Corée du Nord à celle du Sud. Il y eut beaucoup d’autres polémiques :

  • Le port du voile a été le sujet de beaucoup de controverses, notamment au judo. Le père de la judokate saoudienne Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani a exigé que sa fille puisse porter le voile lors de l'épreuve des plus de 78 kg, ce qui est interdit. Finalement, la Fédération Internationalle de Judo et le CIO ont autorisé l'athlète à participer à l'épreuve. Cette décision a suscité des réactions mitigées d'une partie du corps olympique.
  • La chaîne américaine NBC a été accusée de racisme à la suite de la diffusion d'un spot publicitaire montrant un singe pratiquant l'épreuve des anneaux après la victoire de Gabrielle Douglas en gymnastique.