TPE : Les enjeux des Jeux Olympiques

01 février 2015

Présentation

Les Jeux Olympiques ont été crées en 776 avant J.C en Grèce antique. C’est l’une des plus grandes compétitions sportives qui regroupe aujourd’hui 35 sports (et 53 disciplines) : 28 sports (et 38 disciplines) pour les Jeux Olympiques d'été et 7 sports (et 15 disciplines) pour les Jeux Olympiques d'Hiver.  Elle réunit la plupart des pays du monde qui s'affrontent non pas à travers la guerre, mais à travers le sport comme le voulaient les Grecs. Cette compétition est pentétérique, c’est-à-dire qu’elle est organisée tous les quatre ans, cette période s’appelle une olympiade. 

Mais, pendant l’Antiquité, il n’y avait que les cités grecques qui avaient l’autorisation de participer aux Jeux Olympiques. En plus, cette compétition se déroulait toujours au même endroit : le site d’Olympie. A cette époque, les enjeux des JO étaient surtout individuels, à la gloire des athlètes. Les vainqueurs de chaque compétition étaient récompensés après chaque épreuve. Son nom, celui de son père et de la ville pour laquelle il coucouerait étaient proclamés par le héros. Il recevait le bandeau de la victoire et une palme, et faisait un tour d'honneur sur la piste où la foule l'acclamé et lui jeté des fleurs. Mais contrairement à aujourd’hui, il n’y avait pas de récompense pour le deuxième et le troisième, il n’y avait que le premier qui avait droit aux honneurs.

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Cependant ces jeux olympiques antiques n'auront marqué qu'une courte période de l'histoire, ils se sont arrêtés en 277 après J.C : c’est-à-dire qu’ils auront duré un peu plus de 10 siècles (1 053 ans). En réalité, il est dit que les Jeux sont encore plus anciens, vu les offrandes de l'époque géométrique retrouvées à Olympie. Ils ont été stoppés et interdit en 393-394 par Théodose Ier à cause de leur caractère païen. En les arrêtant, cet empereur ne visait pas forcément les Jeux Olympiques mais de façon générale les Jeux du cirque. Après leur disparition, les JO furent enterrés par le temps. 

 

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Vue de l’ancien stade d’Olympie.

Pendant le XIXièmesiècle, suite à des fouilles archéologiques, un jeune baron, Pierre de Courbetin, décida de recréer les Jeux Olympiques afin de les adapter à la modernité. Il fit cela car pour réformer l’éducation française, ce baron voulait passer par l’Education du sport, c’était pour rendre un hommage au sport.

Il l’annonça ouvertement sa volonté de recréer les Jeux, après de longues recherches, le 25 novembre 1892, c’est-à-dire le jour des 50 ans de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques à la Sorbonne. A cette époque il n’eût pas trop de réactions à cette annonce.

Il se battu donc pour convaincre des pays à le suivre dans son pays : il réussit alors à convaincre des représentants britanniques, américains et de dix autres nations.

C’est donc deux ans plus tard, le 23 Juin 1894, que Pierre de Courbetin organisa un congrès pour le rétablissement des Jeux Olympiques devant plus de 2000 personnes représentant douze pays. Ce congrès se tenait une nouvelle fois à la Sorbonne. Tous ces représentants ont voté à l’unanimité la rénovation des Jeux olympiques. Lors de ce congrès, les représentants prirent une autre décision importante, c’est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (britanniques notamment) qui excluait les ouvriers et les artisans. 

Suite à ce congrès, Pierre de Courbetin créa le Comité Internationale Olympique (CIO) une organisation qui a pour objectif de s'occuper de la bonne organisation des Jeux.

En 1896, soit deux années après la création du CIO, eut lieu à Athènes les premiers jeux olympiques modernes. Lors de ces Jeux Pierre de Courbertin instaura une devise : " citius, altius, fortius " qui veut dire " plus vite, plus haut, plus fort ". 

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Sigle des Jeux Olympiques (qui n'apparaîtra qu'aux jeux d'Anvers en 1920).  

Ces cinq anneaux de couleurs différentes représentent chacun un continent : 

  • le bleu représentant l'Europe,
  • le noir l'Afrique, 
  • le jaune l'Asie, 
  • le rouge l'Amérique, 
  • le vert l'Océanie.  

 

En recréant les Jeux Olympiques, Pierre de Courbetin a voulu rendre un hommage au sport. Mais on peut quand même se demander si l’enjeu sportif demeure-t-il primordial aux Jeux Olympiques ? Pour répondre à cette question, nous allons dans un premier temps montrer quel est l’impact politique dans les Jeux Olympiques. Dans un second temps, nous montrerons qu’elle place à l’économie dans les Jeux Olympiques. Puis dans un dernier temps, nous aborderons le thème de l’écologie, pour s’apercevoir si ce thème est aussi bien respecté par les pays organisateurs que d’autres thèmes comme l’économie par exemple.

 

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I. L'Impact politique des Jeux Olympiques

A. Les Jeux olympiques 1936, un outil de propagande pour Hitler

 
En 1931, le Comité international olympique (CIO) attribue à Berlin l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 1936. Cette désignation marque le retour de l'Allemagne sur la scène internationale après avoir été mis à l’écart par les autres pays d’Europe juste après la Première Guerre mondiale. En avril 1933, soit deux ans après cette attribution, Hitler devient chancelier et va détruire la démocratie allemande qui était mis en place, fragilisée depuis quelques années, pour instaurer une dictature à Parti unique : la dictature nazie. Sa politique sera de persécuter les Juifs, les Tsiganes, et l’ensemble de ses opposants politiques ainsi que d'autres catégories de la population. Les Nazis veulent contrôler tous les aspects de la vie et notamment à travers le sport qui est un outil principal de propagande. A l’aide de ces jeux les Nazis veulent montrer leur supériorité raciale par rapport aux autres pays participants et en montrant des théories sur la supériorité de la race aryenne. Ils estiment que cette race est la plus aboutie physiquement. Les Nazis étaient attachés à la forme physique, condition requise pour le service militaire. 

Toujours en avril 1933, Hitler décide d’exclure les sportifs juifs et tsiganes qui étaient dans des organisations sportives allemandes. En bref,  cette politique d'aryanisation interdisait les sportifs "non aryens" (Juifs, demi-Juifs ou Tsiganes) à être dans des associations ou des centres sportifs allemands, sinon ils y seraient exclus. Donc plusieurs sportifs juifs allemand se font expulser comme le boxeur amateur Erich Seelig, qui reprit par ailleurs sa carrière de boxeur aux Etats-Unis,  où Daniel Prenn un tennisman connu qui est exclu de l'équipe allemande de la Coupe Davis pour la simple et bonne raison qu’il était juif. Ces sportifs juifs, qui étaient interdits de clubs sportifs allemands, se retrouvèrent au sein d'associations juives distinctes, comme le Maccabee et le Schild (bouclier), dans des clubs sportifs séparés. Mais ceux-ci n'étaient pas comparables aux installations bien financées dont disposaient les Allemands non juifs.

Malgré tout, pour calmer les tensions internationales face à ce sujet, les allemands acceptèrent quelques sportifs juifs comme l'escrimeuse demi-juive Hélène Mayer qui d’ailleurs remporta une médaille d'argent dans l'épreuve d'escrime individuelle, mais malgré quel soit demi-juive elle fit le salut nazi sur le podium comme les autres médaillés allemands. 

 

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C’était la seule concurrente juive pour l'Allemagne. Toutefois, neuf sportifs juifs remportèrent des médailles lors de ces jeux. 

En août 1936, c’est-à-dire pendant toute la durée de ces jeux, le régime nazi essaye de cacher la violence de sa politique raciste, en enlevant provisoirement les panneaux antisémites enlevés et en demandant aux journaux de stopper leurs discours xénophobe. Ce régime exploite les Jeux olympiques pour donner aux spectateurs et aux journalistes étrangers une fausse image de l’Allemagne, celle d'une Allemagne pacifique et tolérante. 

Des sportifs juifs décidèrent de lancer des mouvements de boycott, notamment aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France. Aux Etats-Unis, certains sportifs juifs et des organisations juives telles que le « Congrès juif américain » et le  « Comité juif du travail » appelèrent au boycott. Mais en décembre 1935 « l'Union des Etats-Unis des athlètes amateurs » organisa un vote pour savoir si les juifs devaient participer à ces Jeux, et le vote fut en faveur de la participation. D'autres pays suivirent les USA et malheureusement cette tentative a échoué à cause de quelques sportifs juifs qui ont participé à ces Jeux de 1936. 

Les Nazis ont préparé minutieusement ces Jeux d'été, qui se sont déroulés du 1er au 16 août 1936, pour accueillir les 49 délégations participantes, les 3963 athlètes ainsi que pour que les 129 épreuves puissent se tenir. Ils ont construit un immense complexe sportif pour l’occasion et lors de la cérémonie d’ouverture des drapeaux olympiques ainsi que des drapeaux à croix gammée ornaient les monuments et les bâtiments d'un Berlin en fête et bondé. Entre cette foule arrivé un homme avec une torche pour allumer la flamme olympique. Ils affichaient dans les rues des images colorées et les journaux faisaient des pages entières sur ces Jeux pour vanter leur mérite. Les nazis voulaient que ces jeux montrent que l'Allemagne nazie et la Grèce antique avaient un lien par l’imagerie sportive. Ils avaient ce désir car ils estimaient que la civilisation allemande était supérieure aux autres et qu’elle devait être l'héritière légitime de la culture "aryenne" de l'Antiquité classique. Cette vision de l'Antiquité classique avait les mêmes caractéristiques qu’une personne de la race « aryenne », c’est-à-dire, un homme héroïque, blonds aux yeux bleus et aux traits fins.

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Lors de ces Jeux les touristes ne se rendaient même pas compte que le régime nazi avait provisoirement enlevé les panneaux antisémites. D’ailleurs deux semaines avant le début des Jeux une rafle d’à peu près 800 Tsiganes à Berlin avait été organisé par le ministère allemand de l'Intérieur. Ces Tsiganes se sont fait arrêtés et emprisonnés dans un camp spécial de la banlieue à Marzahn. 

Les efforts de la propagande se poursuivirent bien après les Jeux, avec la sortie internationale en 1938 des Dieux du Stade, documentaire controversé de la réalisatrice et sympathisante nazie Leni Riefenstahl. Ce film était une commande du régime nazi

A la fin de ces Jeux, l'Allemagne nazie a fini première au niveau sportif en remportant le plus grand nombre de médailles. La seule belle petite histoire lors de ces Jeux était la victoire d’un sprinteur noir Américain qui s’appelait Jesse Owens qui remporta quatre médailles d’or. Ce qui est marrant dans cette histoire, c'est que ce sportif noir a gagné beaucoup de médailles devant ces allemands nazis qui eux considéraient leur race, la race « aryenne », plus forte, notamment physiquement, que les noirs.

 

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 L'Allemagne avait su cacher son côté sombre avec les éloges des visiteurs pour leur hospitalité et leur organisation.  Même les journaux comme celui du New York Times qui faisait des critiques positives en disant que ces Jeux avaient ramené les Allemands "dans le concert des nations" et les avaient même rendus "de nouveau plus humains". Il y en avait même qui pensait  que les nazis étaient devenus pacifiques. Il n’y avait que quelques journalistes, comme William Shirer, qui avait compris que les nazis avaient instrumentalisé ces jeux en donnant une image d’eux sympathique, hospitalière et pacifique afin de cacher un régime raciste, oppressif et violent. 

D’ailleurs, après ces Jeux de 1936, Hitler recommença à persécuter les Juifs. En 1939, l’Allemagne envahit la Pologne c’est-à-dire trois ans  après les Jeux olympiques de Berlin, et leur accueil qui paraissait hospitalier et leurs organisateurs pacifique. Cet envahissement a déclenché la Seconde Guerre mondiale, qui a fait des dégâts humains considérables avec notamment environ 5 185 000 juifs morts de façons horribles et inhumaines. En gros, après ces jeux Hitler a continué à mener sa politique expansionniste en persécutant des Juifs allemands et issus d’autres pays ennemis comme la France par exemple, cela a abouti à la Shoah. D’ailleurs pendant la seconde guerre mondiale, les jeux sont supprimés et reprennent en 1948 pendant une période s'étalant de 1945 à 1989 qui est nommée : la guerre froide. Cette période révélera la rivalité entre les américains et les soviétiques, qui, sera visible à travers les jeux olympiques.

 

B. Les Jeux Olympiques pendant la Guerre Froide, une tension et une rivalité entre l’URSS et les USA.

 1.1. Le début de la lutte entre l’URSS et les USA.

Suite à la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945), l’Europe est en reconstruction où deux blocs s’affrontent : le bloc de l'O.T.A.N avec les Etats-Unis et le bloc communiste avec l'U.R.S.S. Ces deux blocs, Américain et Soviétique, ne peuvent s’affronter et mener une guerre sur les champs de bataille, alors ils ont dû trouver un autre terrain et ce sera celui du sport. On va retrouver cette rivalité lors des Jeux Olympiques.

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Le C.I.O va toujours nier que les Jeux sont le moyen de confrontation entre les deux pays, l’URSS et les Etats-Unis, en démontrant que cette compétition est apolitique, pacifique et est un moyen de rapprochement entre les peuples du monde entier. Pourtant personne n’est dupe et le sport deviendra très vite un enjeu de prestige dans l’affrontement Est / Ouest. Pour cela pour montrer leur supériorité les USA et l’URSS se battront pour le plus grand nombre de médaille gagnée.

Les Jeux Olympiques ont donc repris en 1948 à Londres mais ceux qui ont marqué les JO, ce sont les Jeux d’Helsinki de 1952 car ces jeux marquent la première participation de l’URSS à des Jeux Olympiques. 

 

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 Ces jeux sont donc les plus représentatifs de la guerre froide car se sont les premiers de l’URSS, qui veulent imposer leur supériorité vis-à-vis de la première puissance mondiale. Les JO d’Helsinki représentent un enjeu politique considérable qui s'étendait bien plus loin que la compétition olympique : l'entourage médiatique et l'environnement culturel permettent aux pays leaders de chaque bloc de se construire une image et d'en faire un instrument de combat qu'on peut qualifier d'idéologique, c'est-à-dire que les nations essaient d'imposer leurs doctrines, leurs idées, leurs croyances. L'U.R.S.S considérait aussi avant cette inscription que le sport était réservé à la bourgeoisie, ce qui changera lors de ces jeux. La victoire de cette dernière permet la propagation de la politique bolchévique et donc la continuation des intérêts nationaux.

Pour concurrencer son rival, les USA, et affirmer leur supériorité, les soviétiques sont prêts à tout comme surentraîner leurs athlètes dès le plus jeune âge, cela  va déclencher une forte polémique à cause des traitements imposés à ces enfants.

 

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Nadia Comaneci gymnaste roumaine de 14 ans qui en 1976 aux jeux de Montréal décroche la médaille d'or avec la note exceptionnelle de10/10. Elle devient le symbole de l'excellence du sport communiste. 

Mais cet entrainement intensif va payer car dès leur première participation lors de ces fameux Jo 1952 d’Helsinki, l’URSS a gagné un grand nombre de médailles (71 dont 22 en or) et a montré que pour une première participation il faudrait compter sur elle lors des prochaines olympiades. D’ailleurs, l’Union Soviétique va remporter, durant la Guerre Froide le classement des médailles de tous les jeux auxquels ils vont participer, à l’exception de ceux de Tokyo en 1964 où il remporte quand même le plus de médaille mais pas le plus de médaille d’or et ceux de Mexico en 1968 où là ils sont devancés au niveau du nombre de médailles totales et du nombre de médaille d’or. Les deux fois ils se feront devancer par leur rival les USA. 

 Résultats des athlètes soviétiques aux Jeux olympiques d’été

Année     

Médailles d’or    

Médailles d’argent   

  Médailles de bronze   

total      

 Rang dans 
 le classement 
 des pays (premier par médaille d’or)

1952

22

30

  19

71

1

1956

37

29

  32

98

1

1960

43

29

  31

103

1

1964

30

31

  35

96

2

1968

29

32

  30

91

2

1972

50

27

  22

99

1

1976

49

41

  35

125

1

1980

80

69

  46

195

1

1984

 

 

 

 

 

1988

55

31

  46

132

1

D’après les données chiffrées du CIO.

Lors de cette guerre froide la propagande et l’intimidation étaient les deux outils principaux de combat des USA et de l’URSS. Seulement, pendant des tensions fortes comme lors de la guerre de Corée, ces deux pays ont dû utiliser des armes.

L’URSS avait deux objectifs :        

- montrer leur domination au monde entier à travers les jeux Olympiques, qui furent, par ailleurs, un excellent moyen de propagande voir même l’un des meilleurs ; 

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         Chorégraphie de propagande dans les gradins lors des Jeux Olympique de Moscou en 1980

 

- enlever l'image de domination du monde des USA, en voulant montrer  qu’ils ne sont pas crédibles.

 Le sport est rapidement détourné de son utilité initiale. Les USA et l’URSS n’ont pas la même vision de ce qu’est le sport. Pour les américains, le sport a toujours été présent, il est encré dans la culture américaine, il est inscrit dans les mœurs malgré son côté quelque peu aristocratique. Mais à cette époque, la grande question que se posait le monde entier était de savoir si la Russie battrait les Etats-Unis car ces derniers sont depuis toujours une des figures les plus fortes des J.O et se trouve être un des pays grands vainqueurs des jeux. Mais à ce moment-là la majeure partie du monde est du côté des Etats-Unis, ils ne doivent absolument pas perdent contre les soviétiques car cette défaite pourrait donner à l'U.R.S.S une arme de propagande. Mais malheureusement c’est ce qui va se passer car comme nous l’avons dit précédemment le bloc soviétique peut compter sur une remarquable préparation de ses athlètes. D’ailleurs les presses américaines anti-communistes qualifièrent ces méthodes de "méthodes inhumaines" allant même jusqu'à nommer le système socialiste : "Usine à champions". 

Cette rivalité va continuer sur de nombreux points comme sur le nombre de médailles gagnées ou encore sur l'opposition politique des deux pays. Elle est sans cesse dévoilée dans les journaux ainsi que par les médias. A chaque fois qu’un des athlètes issu de l’un des deux pays gagnait une médaille, ces derniers s'accusaient de tricheries, cela augmentait les tensions qui étaient déjà importantes. Mais l’un des objectifs de l'U.R.S.S était de faire croire qu’ils étaient pacifiques en restant humble et polis envers les Etats-Unis, cette feinte fonctionne, et même les journaux américains y crurent.

 

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Les Jeux Olympiques de Melbourne en 1956 vont aussi marquer cette guerre froide avec le déchaînement entre les hongrois et les soviétiques. à cause de l'invasion de l'armée rouge à Budapest ; la police australienne est intervenu afin d'empêcher le massacre de l'équipe soviétique par les spectateurs. Durant ces jeux olympiques, le boycott durera, il se maintiendra durant la quasi-totalité de la guerre froide et plus précisément, dans la période où les tensions reprirent : pendant la guerre fraîche (1975-1985).

 

1.2. Les boycotts successifs de ces deux pays en 1980 et 1984.  

Le 23 Octobre 1974, la ville de Moscou est choisi pour organiser les Jeux de 1980, elle est désignée au profit de la ville de Los Angeles qui avait un projet mal ficelé.

 

Résultats officiels du scrutin

Villes                

Pays                           

Tour 1  

Moscou

Union soviétique

 39

Los Angeles

États-Unis

 20

 

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Suite à cette désignation, un mouvement de boycott va être organisé aux Etats-Unis qui manifestent la présence d’un fort courant anticommuniste. En 1978, l’AFL-CIO aux États-Unis et le parti libéral au Royaume-Uni appellent au boycott en conséquence de la politique mis en place par les soviétiques contre les opposants. En plus de tout cela, en décembre 1979, l’Union Soviétique envahit l’Afghanistan ce qui va provoquer un autre mouvement de protestation cette fois-ci mondial, mené par les Etats-Unis. 

A ce moment-là, les Etats-Unis sont dans une position délicate car suite à cette invasion, l’ONU est incapable de mettre en place des sanctions économiques, et des pays soumis à des mouvements marxistes (comme l’Argentine) ou confrontés à l’extension de la domination communiste (pays d’Asie ou d’Afrique) sont plutôt du côté soviétiques. 

En cette période de guerre froide, les Américains utilisent le boycott comme moyen de pression. Le 20 janvier 1980, le président des États-Unis, Jimmy Carter, dans un courrier au président du CNO américain, annonce aux athlètes américains l’impossibilité de se rendre à Moscou si les troupes soviétiques ne quittent pas l’Afghanistan, il adresse un ultimatum au Kremlin : « Si dans un mois au plus tard, vos troupes n'ont pas évacué l'Afghanistan, l'équipe olympique américaine n'ira pas à Moscou et nous demanderons aux autres pays de s'abstenir aussi ». 

Après ces déclarations le CNO (comité nationale olympique) va demander le transfert, le report ou même l’annulation de ces Jeux. En France, le président du CNOFS est très largement soutenu par les deux assemblées, le Sénat et la chambre des représentants ; les athlètes sont quant à eux partagés. Ailleurs en Occident, les attitudes sont partagées. En Grande Bretagne par exemple, les Communes de Londres sont nettement favorables au boycott, alors que le CNO anglais le refuse. En France, le pouvoir politique affirme la participation des athlètes français, même si les avis sont partagés. Réunis à Rome au début du mois de mai, les CNO des principaux pays européens décident de participer en se rangeant sous la bannière et l’hymne olympiques. D’ailleurs ces pays défileront derrière le drapeau olympique au lieu du leur lors de la cérémonie d’ouverture. Par contre, les Etats-Unis ne lâcheront pas leur position sur le fait de boycotter ces Jeux, ils ne seront pas les seuls car 62 autres pays boycotteront ces Jeux d’été. Parmi ces 62 pays, il y a le Japon, la Corée du Sud, le Canada et l’Allemagne de l’Ouest qui rejoignent les idées américaines alors que 29 pays musulmans comme l’Afghanistan boycottent ces jeux pour contester l’attaque de ce dernier par l’URSS qualifiant cet acte comme une attaque contre l'Islam

Nations boycottant les jeux de 1980 :

Albanie
Allemagne de l'Ouest
Antigua-et-Barbuda
Arabie saoudite
Argentine
Bahamas
Bahreïn
Belize
Bermudes
Bolivie

Canada
Îles Caïmans
Chili
Chine
Corée du Sud
Égypte
États-Unis
Fidji
Gambie

Ghana
Haïti
Honduras
Indonésie
Iran
Israël
Japon
Kenya
Libéria
Liechtenstein

Malawi
Malaisie
Mauritanie
Île Maurice
Maroc
Monaco
Norvège
Pakistan
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Paraguay

Philippines
Salvador
Singapour
Somalie
Swaziland
Taïwan
Thaïlande
Tunisie
Turquie
Uruguay
Îles Vierges américaines
Zaïre

 

 

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Les nations boycottant les jeux de Moscou sont indiquées en bleu.

Il n’y aura seulement que 80 nations qui participeront à ces Jeux.

 

En 1984, les Jeux Olympiques se déroulent aux Etats-Unis à Los Angeles après avoir été désignée en 1978.  Elle est la seule ville candidate suite au retrait de Téhéran. Suite à ce qu’il c’était passé lors des Jeux précédents à Moscou et le nombre incroyable de pays boycottant, il était inévitable que l’URSS décide aussi de lancer un mouvement de boycott. Début 1984, l’URSS annonce ouvertement qu’elle n’enverra pas de sportifs à ces Jeux olympiques d'été de 1984 de Los Angeles. La raison officielle de l’URSS, de ne pas aller à ces jeux, est pour des raisons de sécurité mais aussi pour l’utilisation politique que les États-Unis voudront faire de l’évènement. Mais tout le monde a bien compris que c’est pour répondre au boycott organisé par les USA lors des Jeux de Moscou en 1980. Les communistes ont été soutenus par quelques pays dont la majorité était du bloc soviétique, comme la RDA, et Cuba. Toutefois, l’URSS n’est pas soutenue par tout le bloc communiste, la Roumanie par souci d’autonomisation au sein du bloc communiste, et la Yougoslavie qui ne se sent pas concernée par ce boycott décide de participer à ces Jeux. Même un pays comme la Chine qui était un pays communiste et qui n’avait jamais participé à des Jeux décida de s’aligner pour la première fois.

 

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Les nations boycottant les jeux de Los Angeles sont indiquées en rouge. 

Nations boycottant les jeux de 1984 :

Afghanistan
Allemagne de l'Est
Angola
Bulgarie
Cuba

Corée du Nord
Éthiopie
Hongrie
Laos
Mongolie

Pologne
Tchécoslovaquie
URSS
Yémen du Sud
Viêt-nam

L'Iran et la Libye ne participèrent pas à ces jeux de Los Angeles, mais pour des raisons politiques autres que celles des 15 pays.

 

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En fin de compte ce boycott ne sera pas autant efficace que celui des Etats-Unis, l’URSS sera moins soutenue que son rival, car durant les Jeux de 1980 seulement 80 pays ont participé alors qu’en 1984 à Los Angeles 140 pays dont des proches de l’URSS ont participé.

 

C. Les Jeux Olympiques après la Guerre Froide, de nouveaux enjeux.

Durant la Guerre Froide, les JO n’ont jamais été aussi représentés, notamment avec la participation de nombreux athlètes américains et soviétiques. Mais beaucoup de nouveaux pays comme la Chine ou la Nouvelle-Zélande ont participé pour la première fois aux Jeux.

Depuis 1992, six olympiades d’été se sont déroulés : Barcelone en 1992, Atlanta en 1996, Sydney en 2000, Athènes en 2004, Pékin en 2008 et Londres en 2012.

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Les Jeux de 1992 à Barcelone sont donc les premiers après la Guerre Froide, à cette époque l’URSS a disparu. Elle est remplacée par la Communauté des États indépendants, nouvellement créée, dont les athlètes défilent précédés par un drapeau olympique, lors de la cérémonie d'ouverture. Avec 45 médailles d’or, 38 médailles d’argent, et 29 médailles de bronze, cette équipe, pour les seuls Jeux olympiques auxquels elle a participé, s’est classée au 1er rang du classement des médailles devant les États-Unis.

Contexte politique et nations participantes

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Pays participants en 1992 : 

- Pays participant pour la première fois 

- Pays formant l'équipe unifiée

- Pays ayant déjà participé 

 

L'année 1991 est marquée par beaucoup d'événements politiques avec la chute de l’'URSS et la chute du Mur de Berlin. Mais d’autres évènements se sont déroulés durant cette année comme la fin de la politique d'apartheid en Afrique du Sud et la guerre qui fait rage en ex-Yougoslavie. Ces conflits vont permettent à des états nouveaux de participer aux Jeux. Dans ce contexte mondial, le Comité international Olympique souhaite alors réunir le plus grand nombre de pays pour réaliser des jeux universels : 

- La division de l'U.R.S.S va permettre le retour aux jeux de certains pays comme l'Estonie, la Lettonie ou la Lituanie. Les autres pays soviétiques éclatés reconnus par le C.I.O le 9 mars 1992, participent sous le nom d'une équipe fusionnée : la Communauté des Etats Indépendants (C.E.I). Le conflit Balte empêche néanmoins la Yougoslavie de participer aux J-O de Barcelone et celle-ci est sanctionnée par l'O.N.U (Organisation des Nations Unies). Du coup le CIO propose que la Serbie participe comme pays indépendant sous la bannière et l’hymne olympiques. 

- Après la chute du Mur de Berlin en 1989, il n’y a plus de RDA et de RFA mais une seule Allemagne est présente à Barcelone, c’est une première depuis les Jeux Olympiques de 1964 (de 1952 à 1964, la RFA et la RDA concouraient au sein d'une seule équipe olympique allemande, malgré la Guerre Froide). 

- Le CIO va aussi reconnaître officiellement le comité olympique d’Afrique du Sud le 9 juillet 1991 et demander aux dirigeants sud-africains de mettre fin à la discrimination dans le sport car l’apartheid était toujours présent en Afrique du Sud. 

- D’autres pays font aussi leur retour comme l’Albanie, qui a été libérée de sa dictature, après sa dernière participation 20 ans avant. Quatre pays (la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Slovénie et la Namibie) ayant aussi obtenu leur indépendance entre 1990 et 1992 vont faire leur première apparition aux Jeux olympiques. 

Il faut noter aussi que ces jeux sont les premiers à ne pas être boycotté depuis ceux de Munich en 1972.

 

 

 

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Ces jeux olympiques de 1996 à Atlanta sont marqués par quelques polémiques au niveau des  transports des athlètes et des spectateurs ainsi que par des problèmes de communication. Lors de ces Jeux, l’organisation a été mise en cause. Ces jeux ont été surtout marqués par l'attentat qui a eu lieu dans le parc du centenaire (en plein coeur du village olympique) qui fera 2 morts et 221 blessés. Cet attentat révèle les premières contestations du système fédéral par des mouvements extrémistes. Néanmoins malgré ce drame, le CIO décida de continuer les Jeux comme en 1972 à Munich après l’assassinat des sportifs palestiniens. 

Au niveau des participants, pas de boycott, et le C.I.O va même réussir à regrouper 28 nations de plus que les jeux de Barcelone en 1992 (197 nations). 

Nations participantes

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- Pays participants en 1996

- Pays participant pour la première fois 

- Pays ayant déjà participé

 197 nations et 10 318 athlètes participèrent à ces jeux de 1996.

24 délégations, dont 11 issues du bloc soviétique concourant avec l'équipe unifiée de l'ex-URSS en 1992, firent leur première apparition à des Jeux olympiques d'été : l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Burundi, le Cap-Vert, les Comores, la Dominique, la Géorgie, la Guinée-Bissau, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Macédoine, la Moldavie, Nauru, l'Ouzbékistan, la Palestine, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Sao Tomé-et-Principe, la Slovaquie, le Tadjikistan, la République Tchèque, le Turkménistan et l'Ukraine.

 

 

 

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Lors de ces Jeux, aucun faits marquants se sont déroulés à part peut-être que la culture aborigène est à de nombreuses reprises mise en avant par l’intermédiaire de chants et de danses traditionnelles. Cathy Freeman, sprinteuse australienne de 400m (elle remporta d’ailleurs la médaille d’or dans cette discipline) aux origines aborigènes, alluma la flamme olympique en tant que dernière relayeuse de la torche. Ces efforts de mettre en avant la culture aborigène permirent la réconciliation de ce peuple avec les migrants européens. Un autre beau geste est à souligner lors de ces Jeux, c’est pendant la cérémonie d’ouverture quand les deux Corée défilent ensemble, dans les mêmes tenues, et derrière le même drapeau : le profil bleu ciel de la péninsule sur fond blanc, est porté par deux athlètes, un de chaque pays. 

 

 

 

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Ces jeux sont marqués par les nombreuses normes de sécurité effectuées par les autorités Grecques suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, puis ceux de Madrid, le 11 mars 2004. C'est alors dans un environnement géopolitique mouvemanté, dû à la montée du terrorisme, que la préparation des Jeux s'est effectuée. La sécurité a donc pris une part considérable dans l'organisation des Jeux. La peur d’une attaque terroriste fut également alimentée par plusieurs attentats à la bombe qui se sont produits en Grèce quelques semaines avant les Jeux. Sans réelle connaissance de la menace terroriste internationale, les Grecs ont dû revoir tout leur dispositif aussi bien au niveau humain, budgétaire et technique, avec notamment une sécurisation accrut des infrastructures pendant et après les travaux. 1,2 milliard d’euros furent alors consacrés à la sécurité des athlètes, des médias, des dirigeants et des spectateurs, un montant qui n'avait encore jamais été atteint. Les Grecs étaient très bien préparés et avaient tout bien organisés avec près de 100 000 forces de l’ordre mobilisées à travers tout le pays et près de 1 000 caméras surveillant la ville d’Athènes. Ils reçurent des aides de l’OTAN, notamment, qui les aida aux niveaux aérien et maritime en déployant des avions AWACS, sept navires de guerre et un sous-marin. Un dirigeable survola la ville d’Athènes durant tous les jeux. Il n’y eut donc aucun incident grave à déplorer à la fin de ces Jeux olympiques 2004 notamment donc avec une sécurité maximum, ce fut d’ailleurs les Jeux les plus aboutis à ce niveau.

 Nations participantes

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 - Pays participants en 2004

 - Pays participant pour la première fois 

 - Pays ayant déjà participé

Tous les comités nationaux olympiques étaient représentés aux Jeux d'Athènes, comme ce fut le cas en 1996. Deux nouveaux pays, les Kiribati et le Timor oriental (qui avait participé en tant qu'athlètes internationaux olympiques en 2000) participèrent pour la première fois aux Jeux olympiques. La Yougoslavie a, quand à elle, partcipé sous les couleurs de la Serbie-et-Monténégro. Tandis que les Etats-Unis s'étaient présentés à Athènes avec le plus gros contingent de sportifs (536).

201 nations et 10 625 athlètes participèrent aux différentes compétitions.

 

 

 

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 Nations participantes

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 - Pays participants en 2004

 - Pays participant pour la première fois 

 - Pays ayant déjà participé

 

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Journal du soir france 4 - Réaction JO Chine 2008

Le 13 Juillet 2001, la Chine est nommée par le CIO pour organiser les Jeux Olympiques 2008.  Cette décision fait polémique car en 2001, la Chine est réputée pour ne pas respecter les droits de l’homme. En effet, cette même année, juste avant l’attribution, entre avril et juin 2001, 1 400 personnes ont été exécutées. Là-bas, les journalistes sont des ennemis selon le gouvernement chinois. Alors, en accordant l’attribution de ces Jeux, le CIO avait donc demandé aux autorités chinoises « d’énormes avancées » en matière de droits de l’homme.  Les responsables Chinois avaient  donc promis de faire « d'énormes avancées »

Début 2008, soit quelques mois avant le début des Jeux, il y avait une trentaine de journalistes qui étaient encore emprisonnés à cause de la forte censure qu’impose le gouvernement chinois. Les relations entre ces derniers et le CIO étaient très tendues mais ils devaient s’allier et coopérer pour éviter le boycott car de nombreuses associations comme « Reporters sans Frontières » protestaient contre le déroulement de ces Jeux. 

Outre la question de la censure des journalistes en Chine, les préparations de ces Jeux étaient marquées par d’intenses tensions politiques entre la Chine et le Tibet. Le lundi 10 mars 2008 marquait le 49e anniversaire de l'échec du soulèvement pacifique contre l'administration chinoise, cet échec avait conduit le 14e dalaï-lama à fuir le Tibet et pour trouver exil à Dharamsala, en Inde.  

Alors des Tibétains décidèrent de saisir cet anniversaire pour dénoncer la domination et les répressions chinoises dans la région du Tibet. Le mouvement commença dès le lundi 10 mars 2008 où 500 moines participaient à une marche. De jour en jour, de plus en plus de moines participèrent à ce mouvement. Mais ces dénonciations des tibétains n’étaient pas du goût des autorités chinoises. Ce conflit entre ces deux pays éclata par des heurts de violence entre la population tibétaine et les policiers chinois. Ces derniers procédés à de nombreuses arrestations. 

Pour beaucoup d’observateurs, comme pour le dalaï-lama, la réaction des autorités chinoises au Tibet permettait de rappeler la limite démocratique de la Chine et ses faiblesses dans le respect des droits de l’Homme.

De nombreuses personnes en Occident appelèrent à boycotter ces jeux ou du moins la cérémonie d’Ouverture pour contester ces actes envers ces pauvres tibétains. Ce conflit fit débat et de nombreuses personnalités politiques réagissaient. Certaines comme Angela Merkel la chancelière allemande, ou Gordon Brown  le Premier ministre britannique annoncèrent qu’elle ne ferait pas le voyage en Chine pour ces Jeux.

 Le dalaï-lama s’est quant à lui prononcé dès le 16 mars 2008 contre le boycott des Jeux olympiques : « Je souhaite ces Jeux. Le peuple chinois [...] a besoin de se sentir fier. La Chine mérite d'accueillir les Jeux olympiques. »
Donc, en Occident, les manifestations pour le boycott de ces Jeux sont nombreuses, par exemple le 6 avril 2008, lors du passage de la flamme olympique à Londres, le cortège a été fortement perturbé, notamment par des manifestants pro-tibétains ou critiques vis-à-vis des autorités chinoises. Ce fut la même chose dans des villes comme Paris, ou San Francisco.

À la suite de ces manifestations, les chinois ont vivement critiqué les Occidentaux, surtout la France, qui était l’un des pays où se déroulé le plus de manifestation (notamment devant des magasins carrefour). Pour beaucoup de chinois le conflit contre le Tibet était avant tout une affaire interne qui ne concernait que la Chine. Les chinois prétendaient qu’il s’agisait d’une action de déstabilisation de la part des Tibétains pour nuire à la Chine. Le paroxysme de la crise passé, la Chine multiplia les gestes pour désamorcer les critiques internationales avant le début des Jeux olympiques. Fin juin 2008, des envoyés du dalaï-lama se sont rendus à Pékin pour rencontrer les autorités chinoises, en réitérant leurs demandes pour une autonomie culturelle plus large. Pour le gouvernement chinois, c’était l’occasion de montrer que Pékin restait ouvert à des pourparlers avec le chef spirituel des Tibétains et de calmer les opinions publiques étrangères.

Face à toutes ces critiques, la Chine a dénoncé de la jalousie et de la malveillance de la part des Occidentaux en particulier les journalistes et les personnes de milieux intellectuels. La Chine pensait aussi que les militants indépendantistes tibétains avaient volontairement attisé les tensions avant les Jeux olympiques, pour politiser un évènement sportif.

Face à ce conflit les plus grands chefs d’Etat comme Nicolas Sarkozy, étaient confrontés à des demandes de boycott de la cérémonie d’ouverture. George Bush y est aussi confronté, quand le 2 avril 2008, le Congrès Américain demande à George Bush le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux. Le même jour, le gouvernement japonais avait annoncé que la famille royale ne participerait pas à la cérémonie d'ouverture. 

Mais malgré l'absence de nombreuses personnalités à la cérémonie d'ouverture des jeux, 90 chefs d'État et de gouvernement s'y sont rendu ce qu’y faisait quatre fois plus qu’à Athènes.

En résumé cette nomination a fait beaucoup parler car la démocratie et la liberté sont les principes fondamentaux pour participer aux jeux et ce n’est pas du tout ce que représente la Chine.  Cette situation a posé beaucoup de problèmes au C.I.O malgré les engagements qu’avait promis la Chine pour faire des efforts au niveau des droits de l’homme. Mais ces engagements n’ont pas été tenus car ils ont continué à appliquer leur censure en effectuant de multiples arrestations à caractère politique.

Avec cette nomination  le C.I.O a pensé que la Chine allé améliorer ces relations politiques entre d’autres pays comme les occidentaux ou les tibétains. Il pensait aussi que ces jeux allaient apporter une liberté médiatique et humaine, il croyait que la Chine allait enfin respecter les droits de l’homme.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chine-jeux-olympiques-pekin-2008/jo-enjeu.shtml

Les Jeux olympiques de Pékin ont suscité de nombreux débats, tant en Chine que dans le monde. Pour certains, c’est la nomination même de Pékin comme ville olympique qui était discutable avec les questions du respect des droits de l’Homme et du déficit démocratique ; pour d’autres, c’était le non-respect des engagements pris qui est source de vives critiques.
Ces lacunes ont porté préjudice, à court terme, à la Chine pour l’organisation des Jeux olympiques en 2008, mais elles ont aussi affaiblis aussi, à plus long terme, sa puissance.

Ce débat s’est superposé à la question de la pollution en Chine, les ONG environnementales dénonçant le danger encouru par les athlètes de concourir dans un pays où les conditions atmosphériques étaient calamiteuses et n’avait fait qu’empirer depuis la désignation de Pékin en 2001. L’opinion internationale s’était également émue du problème des dissidents politiques chinois qui étaient de plus en plus nombreux à être persécutés pour leurs positions ou pour leur soutien à des causes politiques. Blogueurs, journalistes, reporters, intellectuels, étudiants sont encore actuellement emprisonnés ou enfermés en hôpital psychiatrique en Chine. Ce qui prouvent que ces Jeux n'ont pas fait évoluer la Chine.

 

 

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Lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012, il ne s’est rien passé de marquant, à la fin on faisait même un bilan plutôt positif. Beaucoup d’éloges sortaient de la bouche du président du CIO Jacques Rogge qui affirmait que ces jeux avaient été « fabuleux, extraordinaires », les « meilleurs Jeux jamais organisés ». Ces Jeux furent un succès notamment grâce la qualité des transports en commun, la transformation urbaine de l'Est londonnien et la réutilisation future des équipements olympiques, ainsi que la réussite en matière de sécurité, alors que la crainte d'un attentat était forte. Lors de la cérémonie d'ouverture une commémoration de la prise d’otage des Jeux Olympiques de Munich a été organisée. Beaucoup de personnes voulaient une minute de silence pour ces sportifs israéliens tués mais Jacques Rogge a toujours été contre ce qui fit une polémique. Même face aux protestations de personnalités politiques puissantes comme Barack Obama. Jacques Rogge n'a jamais voulu donner d'explications claires concernant le refus de cette minute de silence mais de nombreuses sources sous le couvert de l'anonymat parlent de risques d'attentats par des islamistes ou de boycott de la part de pays arabes influents financièrement.

 

Source: Externe

La cérémonie d’ouverture.

Le 6 août 2012, David Cameron rend hommage au cours d'une commémoration aux 11 Israéliens tués lors des Jeux olympiques de 1972.

Lors de ces Jeux il y eut quand même quelques polémiques comme des affaires de dopage, des accusations de triche ou de trucage en tennis de table, et des incidents diplomatiques comme lors du match de foot féminin entre la Colombie et la Corée du Nord où les organisateurs avaient confondu le drapeau de la Corée du Nord à celle du Sud. Il y eut beaucoup d’autres polémiques :

  • Le port du voile a été le sujet de beaucoup de controverses, notamment au judo. Le père de la judokate saoudienne Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani a exigé que sa fille puisse porter le voile lors de l'épreuve des plus de 78 kg, ce qui est interdit. Finalement, la Fédération Internationalle de Judo et le CIO ont autorisé l'athlète à participer à l'épreuve. Cette décision a suscité des réactions mitigées d'une partie du corps olympique.
  • La chaîne américaine NBC a été accusée de racisme à la suite de la diffusion d'un spot publicitaire montrant un singe pratiquant l'épreuve des anneaux après la victoire de Gabrielle Douglas en gymnastique. 

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II. L’impact économique des Jeux Olympiques.

A. Les JO, des dépenses pharaoniques qui peuvent rapporter gros.

De nos jours, les pays organisateurs ont un budget gigantesque pour organiser les Jeux Olympiques.  En 2008, le budget total de la Chine pour les jeux de Pékin était de 42 milliards :

  • 2,5 milliards pour les infrastructures sportives
  • 10,5 milliards investis dans l’environnement (nettoyage, assainissement, …)
  • 26,5 milliards pour les infrastructures de transport (autoroutes, routes, aéroports, transports en commun)
  • 455 millions pour la sécurité

En 2012, pour les Jeux de Londres la Grande Bretagne avait misé sur un budget beaucoup plus faible que celui de Pékin mais tout de même de 13 milliards d’euros : 

  • 7,8 milliards pour les transports, 
  • 1,2 milliards pour le stade olympique, 
  • 675 millions pour le village olympique, 
  • 670 millions pour la sécurité, 98 millions pour les cérémonies (ouverture et clôture).

 

Quand on compare ces dépenses par rapport aux premiers jeux après la Guerre Froide qui était à Barcelone en 1992 où les organisateurs avaient dépensé 1,6 milliard d’euros, on s’aperçoit que les budgets de Londres et de Pékin sont énormes. 

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Mais ces dépenses pharaoniques sont bénéfiques pour l’activité économique de ces pays. A Pékin  par exemple, grâce à la construction des infrastructures pour les jeux de Pékin, qui ont tout de même coûtée 2,5 milliards d’euros, elles ont créé plus de 1,8 millions d’emplois, augmenter le PIB de 12,8 % pour la ville de Pékin et 1% du PIB chinois, le PIB par habitant passant de 4400 à 7400€ soit une hausse de 68%. Pour les Jeux de Londres ce sont 300 000 emplois qui ont été créés et une hausse du PIB de Londres de 1%.

L’organisation des Jeux Olympiques coute très cher pour la ville et le pays organisateurs mais peu leur rapporter beaucoup : 

-  avec les nouvelles infrastructures,

-  la hausse du tourisme (il y a eu 500 000 touristes pour les jeux de Pékin et 1 million de Chinois ; 300 000 touristes et 800 000 Britanniques pour les jeux de Londres), 

-  des contrats en or (les chefs d’Etat du pays organisateur profitent aussi de l’organisation de ces Jeux pour négocier des contrats avec les autres chefs d’Etat, par exemple pour les Jeux de 2012 à Londres, David Cameron a tenu 17 sommets internationaux pour essayer de décrocher 1 milliard de livres de contrat).

B. Les retombées économiques pour les pays.

1.1. Pour les pays hôtes

   Au niveau économique, les Jeux olympiques ont un impact important sur la ville et le pays hôte, que ça soit au niveau des pertes, qui sont énormes, qu’au niveau des bénéfices. La plupart du temps, les Jeux sont très couteux et bénéfiques à court terme (sur le moment) avec la création d’emplois mais pas sur le long terme. Il n’y a que les pays « Riches », qui ont les moyens d'organiser les JO, qui arrivent à ne pas avoir de dette après l’organisation de cette compétition. C’est pour cela qu’aujourd’hui le CIO nomme des pays comme la Russie en 2014 pour organiser les Jeux car c’est un pays qui économiquement est stable et qui est capable d’organiser une telle compétition sans se mettre en dette même si ces nominations font débat pour des termes de droit de l’homme non respecté par exemple. 

Si les pays cherchent à organiser cette compétition et donc de prendre le risque de se mettre dans une situation d’endettement, c’est quand même qu’à long terme il y a des retombées économiques. On les retrouve dans le domaine touristique et sportif. 

Les Jeux sont un évènement mondialement médiatisés et l’une des plus grandes compétitions sportives. Ils attirent donc les journalistes et les spectateurs venant du monde entier. Ce rassemblement permet aux commerces de la ville de faire de bonnes retombées économiques. Les hôtels qui logent tous les spectateurs qui ne sont pas de la région, les magasins de sport qui vendent des maillots de sportifs concourants et des drapeaux de tous les pays participants, les fast-foods qui nourrissent tous les spectateurs ou les autres commerces, font d’énormes bénéfices pendant ces Jeux. Lors de ces jeux, l’organisation a beaucoup de retombée grâce à la billetterie lors de toutes les compétitions. Comme nous l’avons aussi dit auparavant, ces jeux permettent la création de nouveaux emplois, même s’ils ne sont pas stables, ils ne sont pas négligeables pour la ville.

A long terme, les retombées économiques peuvent se faire grâce au nombre de licenciés dans les associations sportives qui augmente grâce à l’engouement engendré par cette compétition dans le pays hôte. Cette hausse de licenciés peut entrainer des grandes retombées d’argent pour le pays organisateur. Les nouveaux sites créés pour ces JO peuvent ensuite être réutilisés pour d’autres compétitions non-olympiques qui peuvent rapporter une nouvelle fois de bonne retombée économique.

Pour les pays et les villes hôtes, l’organisation des Jeux Olympiques permet le développement de trois secteurs :

  • L’emploi (création de nouveaux emplois)
  • Le tourisme (les spectateurs du monde entier consomment dans les commerces de la ville)
  • L’économie du sport (augmentation de la pratique du sport et des équipements sportifs achetés en magasin)

  

Londres et Pékin, deux villes où l’après JO a été bien géré. 

La Grande-Bretagne a été le premier pays à mettre en place un vrai système de développement durable pour éviter de se retrouver dans la même situation qu’Athènes avec les « éléphants blancs » c’est-à-dire d’avoir des infrastructures mises à l’abandon.  Pour éviter cette situation, la Grande Bretagne avait un projet où l’objectif était de donner une seconde vie à tous les sites. Les organisateurs avaient aussi décidé de construire plusieurs infrastructures qui pouvaient être démontées pour être envoyés à Rio pour qu’elles soient réutilisées pour 2016. 

Au niveau du village olympique, la Grande Bretagne a décidé de le réaménager en 2818 maisons dont 1379 logements sociaux. La construction d’un centre énergétique à l’Ouest du stade a permit le chauffage et le refroidissement du village. Pour le premier ministre britannique David Cameron, ces réaménagements étaient estimés à 13 milliards d’euros et devaient avoir un impact économique positif sur les 4 ans suivant les jeux dont des investissements étrangers de 6 milliards d’euros.

Pour Pékin l’impact de cet accueil a été un bénéfice pour la Chine. Grâce au bon déroulement des jeux, la Chine a pu améliorer son image qui  avait été ternie avant les jeux. Les gens ont été séduits par cette bonne image de la Chine, d’ailleurs entre 2007 et 2011, le tourisme a augmenté, là-bas, de 12,5% soit 1,2 million de touristes.  

Athènes, l’exemple d’une ville qui n’a pas su se remettre de cette organisation.

On voit que quelques pays et des villes n’arrivent pas assumer l’organisation d’une telle compétition car ils ne sont pas préparés à payer pour construire des infrastructures, faire des rénovations et entretenir la ville, et ils le payent. Les villes d’Athènes et de Montréal sont de bons exemples. Après les Jeux de 1976 organisés à Montréal, qui avait coûté très cher, cette ville remboursa sa dette 30 ans après, car elle n’avait pas le budget adéquat et les travaux pour la construction des infrastructures avaient pris énormément de retard. 

Pour la ville d’Athènes ce fut encore plus désastreux. Derrière la Chine et la Grande-Bretagne, ces Jeux furent les plus coûteux (9 milliards d’euros ont été dépensés par l’état grec) depuis la création des jeux modernes. Le gouvernement avait misé gros en dépensant des sommes astronomiques pour donner une belle image de la cité Athénienne. Cette ville n’était pas prête pour organiser les Jeux, elle avait un retard considérable dans son planning de préparation. Les organisateurs avaient 4 ans de retard, au lieu de réaliser toutes les préparations en 7 ans ils ont dû les réaliser en 3 ans seulement. A cause  de cela, le budget a dû doublé pour atteindre 9 milliards d’euros. Certaines installations furent terminées quelques heures avant le début des Jeux (cérémonie d’ouverture). D’autres n’étaient même pas terminées comme la piscine olympique qui est habituellement couverte, alors qu’à Athènes, ils n’avaient pas eu le temps de la couvrir.      

Source: Externe

Pour ces Jeux, 3,5 milliards d’euros avaient été dépensés (50 % par l’Union Européenne et le reste financé par l’état grec et la ville d’Athènes) pour les infrastructures de transport et les travaux d’aménagement :

  • Le tramway d'Athènes : 350 millions d'euros.
  • Le réseau de transport suburbain : 640 millions d'euros.
  • L'autoroute Attiki Odos, périphérique autoroutier d'Athènes de 60 kilomètres : 950 millions d'euros.
  • La modernisation du métro d'Athènes : 1,6 milliard d'euros.

Même si ces infrastructures étaient attendues par les athéniens comme l’autoroute Attiki Odos, et qu’elles ne furent jamais réalisées sans l’organisation des Jeux, ces constructions ont encore une fois creusées la dette olympique pour l’état grec. 

 En plus de toutes ces dépenses, les organisateurs attendaient des retombées au niveau du tourisme, qui est l’un des secteurs économiques les plus importants en Grèce, mais ce ne fut pas le cas. Selon Victor Matheson, spécialiste américain de l’économie du sport, la Grèce n’a pas eu de retombées économiques dans ce secteur car Athènes était devenu un gigantesque chantier et ils ont décidé de ne plus revenir les années suivantes (comme s’ils avaient fui la Grèce).

Donc tous les retards et les débordements dans l’organisation de ces Jeux, eurent un effet désastreux sur l’économie globale grecque. Le déficit public qui était en baisse depuis la fin des années 1990, passa de 4,6 % du PIB en 2003 à 7,5 % en 2004 ! Plusieurs personnes sont d’accord avec cette thèse comme Jean-Louis Chappelet, professeur de management public à l’Université de Lausanne, qui a dit qu’« il est communément admis que les JO de 2004 ont creusé la dette du pays ».

Toujours selon Victor Matheson, ces Jeux « ont fait exploser la banque », alors que Jacques Rogge, président du CIO, a avoué fin 2011 que la « dette grecque avait acru de 2 à 3 % en raison du coût des JO ». 

Ces Jeux ne sont bien sûr pas la cause principale de la crise économique de la Grèce car selon Philippe Sabuco, économiste spécialiste de la Grèce chez BNP Paribas : « le pays connaissait un déficit structurel depuis le début des années 2000, c’est-à-dire avant les JO. Mais ces Jeux Olympiques n'ont pas arrangé les finances publiques. Ils ont eu un effet d’amplification.

 Les acteurs privés (publicités, partenaires commerciaux, sponsors…), la forte médiatisation, la construction et l’organisation des Jeux Olympiques stimulent l’économie sur les sept mois de préparation et pendant la période de quinze jours des Jeux mais après l’enlisement dans l’endettement n’est jamais loin.

 1.2. Pour les pays participants

 Pour les pays participants il n’y a pas de retombées économiques marquantes. Ils n’ont pas les mêmes intérêts que le pays hôte. Certains pays comme la Russie et comme l’URSS il y a quelques années, profitent de cette compétition, comme nous l’avons expliqué dans la partie politique, pour montrer leur puissance par rapport aux autres pays. Mais sinon les grandes superpuissances comme les Etats-Unis n’ont pas besoin de ça pour prouver leur puissance, c’est tout de même l’une des nations qui a les meilleurs résultats mais c’est dû à sa culture de la gagne et son esprit de compétition quand il s’agit de sport.

 1.3. Pour les athlètes

 Pour les athlètes, participer aux Jeux Olympiques est surtout un moyen de se prouver tout d’abord à lui-même qu’il est un grand sportif, puis ensuite d’essayer d’avoir une reconnaissance dans son pays. Ensuite si l’on regarde d’un point de vue économique, certains athlètes ont des retombées économiques quand ils font de bonnes performances (quand il gagne des médailles) : ils peuvent gagner selon leur nationalité et leur discipline environ 12 000 euros lorsqu’il remporte une médaille de bronze, plus de 18 000 euros quand c’est une en argent et jusqu’à un peu plus de 38 000 euros quand l’athlète remporte une médaille d’or.

Mais il faut quand même rappeler que l’objectif d’un athlète quand il participe aux JO c’est de gagner avant tout une médaille pour forger son palmarès et non d’augmenter sa valeur monétaire.

 

C. Le sponsoring, le nouvel atout économique des Jeux Olympiques.

1.1. Qu’est-ce que le sponsoring et quels sont ses intérêts ?

Les Jeux Olympiques font partie de ces grands évènements sportifs où les marques comme Nike, Adidas ou Coca Cola par exemple aiment se montrer car elles augmentent leur chiffre d’affaires et peuvent dépasser leurs rivaux. Ces marques font du sponsoring sportif, c’est-à-dire qu’elles apportent un soutien financier ou matériel apporté à un événement, une fédération, une équipe sportive ou un sportif (ici les JO) en échange de quelques garanties qui font leurs intérêts :

  • La publicité de ces produits grâce à l’exposition médiatique de l’évènement ;
  • Le développement de sa clientèle.

Ces entreprises font donc cela pour augmenter leur notoriété et quelques fois pour améliorer leur image. Mais comme nous expliquent Francis Farrelly et Pascale Quester, il ne faut pas croire que ces entreprises sont des mécènes : « La contribution en termes d'image de marque ou d'association à la marque, que le préposé/agent peut délivrer au sponsor/commettant dans le cadre de son rôle, est essentiellement intangible. Cependant, comme dans toutes les relations commettant/préposé, la décision de renouveler l'accord doit assurément reposer sur la perception du sponsor selon laquelle le préposé a délivré un revenu valorisant malgré les difficultés notoires que les sponsors rencontrent quant à l'évaluation des retombées tangibles de leur investissement». 

Aujourd’hui, de plus en plus, les marques essayent de se montrer pendant les Jeux Olympiques car cette compétition est tous les quatre ans et c’est l’une des compétitions les plus médiatisées. Si un sportif est sponsorisé par une marque comme Nike par exemple, lorsqu’il est filmé on peut voir les logos de Nike sur son maillot.  

L’objectif des marques est d’être filmé pour pouvoir faire de la publicité afin de conquérir de nouveaux marchés et de nouveaux clients. Et pour cela rien de telle que de le faire pendant les JO car c’est une compétition où l’exposition médiatique est immense avec en moyenne 34,5 millions de personnes qui suivent les jeux olympiques à travers le monde, ce sont autant de clients potentiels pour les marques. Mais pour apparaître lors de cette compétition et pour avoir l’autorisation de sponsoriser les JO et d’utiliser son logo, les entreprises doivent payer très chers c’est pour cela que les grands sponsors comme Coca-Cola, Samsung ou Mac Donald’s y sont car ce sont ceux qui ont le plus d’argent et qui peuvent se permettre de dépenser des fortes sommes. Par exemple pour les Jeux de 2012, les sponsors britanniques ont dépensé 980 millions d’euros alors que les sponsors du CIO comme Coca-Cola, Visa ou McDonald’s ont dépensé 785 millions d’euros.

Les médias sont donc un bon outil de propagande pour le sponsoring, car quand les sportifs qui sont sponsorisés par certaines marques sont filmés, on peut apercevoir sur leur maillot les marques qui ont financé leur participation aux jeux. Ces marques se font de la publicité au profit de ces sportifs. Mais cette méthode et efficace vu les bénéfices que font ces entreprises lors de ces Jeux. Et cela fait les affaires du CIO qui lors des derniers JO de Londres a battu un nouveau record, qui datait pas plus tard que 2008 à Pékin (avec un gain de 866 millions de dollars), grâce à cette exposition médiatique en empochant  957 millions de dollars. 

Nous avons donc montré que le sponsoring se servait des JO pour se faire de la publicité, mais ils font cela grace à l'aide des médias qui sont un excellent outil de propagande, mais ces derniers font aussi beaucoup de bénéfices pendant cette compétition, notamment grâce aux droits de retransmissions répartis entre les chaînes de télévision. Cela permet à ces dernières de faire de grand chiffre d’audience. 

Mais pour avoir ces droits ils font comme pour les sponsors, c’est le point commun principal entre les médias et les sponsors, les chaines doivent payer très chers. En France par exemple, lors des Jeux de 2012 France Télévision, qui est le seul diffuseur des Jeux Olympiques en France, a investit 50 millions d’euros pour avoir ces droits. TF1 quand à eux, ont déboursé, pour avoir seulement les cérémonies d’ouverture et de clôture, 12 millions d’euros !!! 

C’est donc une aubaine pour le CIO qui après avoir gagner beaucoup d’argent grâce aux sponsors, en gagne encore plus grâce aux ventes des droits de diffusion aux télévisions du monde entier, c’est ce qui leur rapporte le plus. Lors des derniers jeux d’été de 2012, le CIO a fait 4 milliards de dollars de bénéfice grâce à cela. Une hausse conséquente par rapport au dernier Jeux de Pékin où les droits télés n’avaient rapporté que 1,74 milliard de dollars.

Mais si les télévisions dépensent des sommes aussi dérisoires c’est qu’il y a bien un intérêt avantageux pour elles ? Mais en fait non si cet investissement rapporte gros au CIO il ne le rapporte pas aux chaines. En France par exemple, avant le début des JO 2012, France Télévisions pouvait espérer un bénéfice de 6 millions d’euros et TF1 6,4 millions. Par contre ces chaînes ont pu se rattraper en faisant des bons chiffres d’audiences. Lors de ces Jeux de 2012, France Télévision espérait avoir une part d’audience de 30 % dans l’après-midi et 50 % pour les compétitions très attendues comme le 100m en athlétisme, ou le 100m nage libre. Ces Jeux de Londres ont dépassés tous les records au niveau du chiffre d’audience avec plus de 5 milliards de téléspectateurs alors que lors des Jeux de Pékin il y en avait qu’un peu plus de 4 milliards. 

 

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1.2. Adidas et Nike, une rivalité qui dépasse le cadre du sport

Source: Externe

Nous avons montré que l’objectif des sponsors est de se montrer pour que tous les spectateurs soient incités à consommer ces marques. Vu que lors des Jeux Olympiques, énormément de marques veulent se montrer, une rivalité s’installe entre ces sponsors. Elles se battent pour leur profit personnel en investissant des sommes astronomiques sur les jeux ou sur les sportifs participants. Les grandes marques ont des stratégies pour faire de la pub lors des Jo comme Nike qui a une stratégie en trois points :

1. créer le modèle le plus visible possible,

2. le faire porter par des athlètes performants susceptibles d’être vus à la télévision, 

3. les inciter à les montrer ostensiblement après les courses ou sur le podium.

 

L’une des rivalités les plus connues entre deux sponsors lors des Jo est la rivalité entre Adidas et Nike. Ce sont les deux marques sportives les plus réputées au monde. Au niveau des Jeux Olympiques leur rivalité a débuté lors des Jeux de Pékin en 2008 ou du moins quand en 2007 Adidas a déboursé plus de 100 millions de dollars soit 72,5 millions de dollars pour devenir l’équipementier officiel des Jeux Olympiques alors que Nike domine le marché chinois. Mais Adidas était en embuscade. Donc en étant l’équipementier officiel des Jeux de Pékin, Adidas s’assurer une visibilité supérieure à celle de son rival américain. Une aubaine lorsque l'on sait que l'audience des JO a atteint plus 4 milliards de téléspectateurs.

Pour Adidas cet événement sportif lui a permis de doper son chiffre d'affaires en Chine et pour y arriver cette marque ouvre 1,5 point de vente chaque jour. 

Mais pour toucher la population chinoise et pour dominer son concurrent, Adidas possédait un atout précieux : Reebok, qui est la filiale d’Adidas depuis 2006, et qui sponsorisé Yao Ming l’un des sportifs chinois les plus connus selon la direction : "C'est l'une des plus grandes stars chinoises, Yao est une incroyable "locomotive" en Chine.". Ce basketteur qui était donc sous contrat avec Reebok, était l’une des vedettes de l'équipe des Houston Rockets (une des franchises de NBA) et avait été arraché à Nike en 2003. 


Mais cette rivalité ne s’arrête pas là, lors des Jeux de Londres en 2012 alors qu’Adidas espérait une nouvelle fois se montrer comme en 2008, Nike leur a volé la vedette en présentant pour ses sportifs des chaussures jaunes fluo. Grâce à ces dernières l’équipementier s’est offert une énorme visibilité, au grand désespoir de son rival allemand. 

                                            

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Mais pour se défendre Adidas a riposté en tournant un clip durant les derniers jours de ces Jeux. Dans ce clip, on aperçoit de grands sportifs britanniques qui avaient tous remporté une médaille comme Sir Chris Hoy, Jessica Ennis ou Victoria Pendleton. Ils étaient emmenés par David Beckham. Ce dernier interprétait un lib dub (play-back sur un tube connu) sur le hit de Queen Don’t Stop Me Now. Adidas et Nike sont donc prêt à tout pour se faire remarquer même s’ils doivent faire des actions qui sortent de l’image du sport.

Sinon à la fin de ces Jeux de 2012 on pouvait observer qu’Adidas avait devancé Nike au niveau des médailles, même si ce dernier a su se montrer omniprésent. Adidas a fini avec 226 médailles remportées devant Nike (117 médailles) et Puma (14 médailles). L’équipementier sportif allemand, numéro deux mondial derrière l’américain Nike, équipait onze délégations nationales dont la britannique (65 médailles), l’allemande (44 médailles) et la française (34 médailles). Nike, quant à lui, était porté par les athlètes de trois pays: les Etats-Unis (104 médailles), le Kenya et l’Estonie. 

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On peut donc s’apercevoir que les Jeux Olympiques sont devenus un business pour les marques qui rivalisent pour se montrer et être les numéros un dans le cas d’Adidas et Nike. Cette compétition n’est plus seulement une compétition sportive.

 

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III. L’écologie, souvent délaissée par les organisataurs.

Nous avons vu depuis plusieurs années que les pays dépensent de plus en plus d’argent pour organiser les Jeux Olympiques. Ils construisent beaucoup plus d’installations que par le passé, et de tailles immenses. Ils font cela souvent pour affirmer leur puissance. Mais toutes ces constructions ont des impacts écologiques importants. L’exemple le plus marquant et le plus récent sont les Jeux d’Hiver qui se sont déroulés à Sotchi en  2014.

SOTCHI 2014 : UNE CATASTROPHE ECOLOGIQUE.

http://www.notre-planete.info/actualites/3952-jeux-olympiques-Sotchi-environnement

Quand Jacques Rogge a annoncé que la ville de Sotchi allait organiser les JO d’hiver de 2014, le 4 juillet 2007, cette ville avait un projet en béton notamment au niveau des disponibilités économiques : Sotchi possédait un budget record de 36 milliards d’euros. Pourtant cette désignation fit débat car Sotchi est une station balnéaire qui n’est pas réputée pour avoir des pistes de ski. Pour preuve, cette ville se situe au bord de la Mer Noire !!! Donc pour l’occasion, un village olympique et des pistes de ski ont dû sortir de terre à Sotchi. Le budget prévoyait donc un grand coût pour l’organisation  mais le coût pour l’environnement, qu’en était-il ? 

 

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1.1 Le climat subtropical paradoxal de Sotchi

D’habitude, quand une ville organise les JO d’hiver, on s’attend à voir une ville qui a un climat très froid, qui possède beaucoup de pistes de ski. Mais quand on observe les caractéristiques de la ville de Sotchi on voit que ce n’est pas le cas. Tout d’abord, on peut observer quand on cherche Sotchi sur une carte, que cette ville est située au bord de la Mer Noire et qu'elle possède un agréable climat subtropical. Même si cette ville est située à proximité du majestueux Caucase qui offre des terrains propices aux jeux d'hiver, Sotchi est en fait une station balnéaire où les températures ne descendent pas en dessous de 0°C. Elle a des températures moyennes, en février qui vont de 3°C la nuit à 10°C. Pourtant, pour les jeux d'hiver, il est très important d'avoir une température moyenne suffisamment basse pour qu'il neige et que cette dernière ne fonde pas.

 

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Donc, vu que le climat n’était pas assez froid pour qu’il neige, les Russes avaient décidé de mettre de la neige artificielle mais aussi un peu de neige naturelle. Pour être sûr d’en avoir, les organisateurs ont fait appel à des spécialistes qui ont décidé de stocker cette neige naturelle et artificielle dans les montagnes du Caucase. C’est donc au printemps 2013, puis de nouveau en décembre de cette même année, que 700 000 m3 de neige ont été entassés et stockés. Toute cette neige a été stocké sous des bâches en tissu géotextile et des couvertures isolantes qui ont formé quatorze "collines" de plus 1100 mètres d'altitude. Ces stocks étaient placés sous un revêtement géotextile. Une fois mouillé, ce revêtement gardait le froid grâce à l'évaporation, comme dans une machine frigorifique. L'autre type de couverture, composée de polymères expansés (plastique) de 2 à 4 centimètres d'épaisseur et placés entre deux feuilles d'aluminium, isolait la neige tout en réfléchissant les rayons du soleil.

Mais pourquoi avoir stocké autant de neige car ces stocks ne sont là qu’en assurance. Il y en a plein qui n’allait pas servir et donc à quoi ont-ils servi ?  En plus, ces stocks n’étaient pas installés à des endroits stables, d’ailleurs, certaines personnes qui travaillaient dans le domaine écologique comme Suren Gazaryan, de l'association environnementale locale Veille écologique du Caucase du Nord (EWNC) se sont inquiétés : « Concentrées sur des petites surfaces, ces collines sont situées sur des pentes tout à fait instables d'un point de vue géologique, la fonte facilitera les glissements de terrain et les coulées de boue. ». Et cette personne n’avait pas tort car selon RosNedra, l'agence fédérale de l'utilisation du sous-sol, au moins douze sites ont subi des glissements de terrain, coulées de boue, phénomènes d'érosion ou d'effondrement dus à la préparation des JO.

1.2 Le prix des JO de Sotchi : des destructions écologiques majeures

Pour implanter les JO dans cette région, il a fallu transformer tout le paysage de Sotchi avec notamment la construction de plus de 400 km de route, 70 ponts, et 12 tunnels. Mais forcément, la construction de toutes ces installations à partir de rien ne peut pas être sans aucun impact sur l’environnement. 

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La création à partir de zéro de la station de ski de Rosa Khutor, qui accueillera les épreuves de ski alpin et de snowboard a coûté à elle seule 1,8 milliard d’euros – soit plus que le budget total des JO de Vancouver en 2010.

 

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Le chemin de fer et l’autoroute construits pour les JO

Toutes ces installations olympiques (hôtels, salles pour sport de glace, …) ont été placées sur des espaces naturels (réserves naturelles ou parcs nationaux) magnifique et qui étaient censé être protégé. La construction d’un aéroport en plein milieu d'un espace naturel fantastique est la preuve que ces sites ne sont pas si bien protégés que cela. Cette ville a donc subi de nombreux changements car la plupart des espaces verts du centre ont été détruits pour laisser la place entre autres à plus de 41 000 chambres d'hôtel. 

Pourtant, si on c’était fié aux « Jeux en harmonie avec la nature » du Comité olympique qu’on pouvait consulter sur le site officiel de Sotchi 2014, on aurait pu croire que la Russie allait faire des efforts. En effet, les organisateurs avaient préparé un programme qui montrait en quelques points leur stratégie de protection de l’environnement pour l’avant JO, pendant la compétition et même une fois les Jeux terminés : 

  • Le choix des emplacements des sites Olympiques n’a pu être opéré que dans lerespect des principes de développement durable et de protection de l’environnement.
  • Des dispositions ont été prises pour que les déchets soient traités.
  • une politique de gestion de l’eau a dû être mise en place, eau qui a dû d’ailleurs être préservée de toute source de pollution
  • les espaces verts déjà existants ont dû être agrandis,la faune et la flore préservées
  • Etc.

Sotchi a même participé à la Campagne pour un milliard d’arbres de l’ONU en 2010. Certains membres du CIO comme D. Kozak, membre russe du CIO était enthousiaste sur la promesse faîte par la Russie sur le développement durable. Il disait que « la Russie a promis de préserver et de promouvoir l’écosystème de la ville et d’introduire des normes et des technologies de développement durable. Nous pouvons dire aujourd’hui, au moment où le projet de modernisation de la région et la préparation aux Jeux olympiques touchent à leur fin, que la Russie respectera pleinement ses engagements ».

Les Russes avaient donc promis de faire du développement durable avec les Jeux Olympiques. Ils avaient même promis de reproduire le même écosystème qu’il y avait avant Sotchi.

Les organisateurs avaient même prévu de réhabiliter les zones naturelles qui ont été perturbées dès la clôture des Jeux. Encore mieux : il a été prévu de développer les zones naturelles protégées de Sotchi. Cela devait passer par :

  • la création d’un parc ornithologique dans la vallée d’Imeretinskaya ;
  • un programme de réintroduction du léopard perse ;
  • l’agrandissement du parc naturel de Sotchi ;
  • de nouvelles infrastructures scientifiques et à visée éducatives dans la Réserve de biosphère du Caucase…

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Mais bien sûr, du côté des militants écologiques, on ne croit évidemment pas une seconde que les JO ont rempli leurs objectifs. Selon les ONG qui se sont penchées sur ces Jeux, tout ça n’est que du greenwashing. Par exemple un spécialiste des zones protégées de Greenpeace explique que, « cela n’est que du greenwashingIl est impossible de reproduire le même écosystème. Les conditions naturelles originelles et complexes ont été transformées ».

Pour Hervé Lethier qui est un spécialiste des questions liées au vivant et consultant entre autres pour le Pnue et l’Unesco, vouloir faire du développement durable avec les Jeux Olympiques est un non-sens. Il insiste sur le fait qu’« à l’occasion de l’organisation d’un événement ponctuel, qui dure deux semaines, on produit des effets à long terme, qui modifient profondément le contexte. ». Et donc, ce n’est pas avec un programme de préservation ni même l’application à la lettre des 80 mesures recommandées par le Pnue au gouvernement russe qui préservera l’environnement. Certains dommages sont tout simplement irréversibles.

 

1.3. Sotchi, les jeux les plus polluants de l'histoire

Des montagnes de déchets

Ces Jeux ont aussi été les plus polluants de toute l’histoire des Jeux Olympiques car  des tonnes de déchets ont été rejetées en pleine nature dans des décharges à ciel ouvert, qui sont devenues gigantesques avec l’accumulation de déchets. Ils ont été placés sous forme de montagnes qui atteignirent parfois 900 mètres de haut ! Tous ces déchets non contrôlés ont contribué à la pollution de l’air et des eaux, notamment la nappe phréatique. Et en plus de polluer, ces décharges qui stockent tous les déchets sont illégales.

 

Source: Externe

http://www.coulisses-tv.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=2890:replay-les-jo-de-sotchi-vus-par-“le-petit-journal”%2c-épisode-2-les-expropriations-vidéo&Itemid=396 : Après une décharge à ciel ouvert à quelques kilomètres de la ville lundi, Martin Weill s’est intéressé hier aux expropriations de plus d’une centaine d’habitants dues à la construction des infrastructures. (Replay Les JO de Sotchi vus par “Le Petit Journal”, épisode 2 : les expropriations)

 

1.4. Les militants écologistes réprimés, considérés comme des terroristes

Face à ces débordements, et cette catastrophe écologique, des militants écologistes, comme Vladimir Kimaev qui est un opposant municipal à Sotchi, se sont battuent. Mais leur combat n’a pas été bénéfique. Pour Kimaev : "Le gouvernement nous prend pour des extrémistes et tente de nous discréditer". Certains de ces militants sont même condamnés par la justice, le cas d’Evguéni Vitichko en est un exemple. Ce dernier, qui est membre de l’association régionale de défense de l’environnement du Caucasse du nord, s'apprêtait à publier un rapport accablant sur l'aspect écologique des Jeux olympiques de Sotchi. Et comme par hasard, juste avant la publication de ce rapport il a été condamné à trois ans de camp, car il était accusé d’avoir dégradé une clôture autour de la résidence du gouverneur de la région. 

1.5. Un massacre environnemental qui sera rentabilisé ?

Pour compenser cette organisation des JO, le Kremlin a essayé de rentabiliser ses investissements en organisant le G8 et de nombreuses compétitions sportives. Toutes ces installations, vont et ont déjà commencé à désenclaver, stabiliser et développer le Caucase qui était une région abandonnée depuis de longues années et qui subissaient des tensions géopolitiques et religieuses. Mais par contre au niveau environnemental, il n’y a eu aucune compensation, et c’est bien dommage, encore une fois l’aspect économique est privilégié. 

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a salué le dimanche 23 février le "rôle important" joué par Vladimir Poutine dans l'organisation de "super Jeux (...) Ce soir, nous pouvons dire : la Russie a tenu toutes ses promesses".

Le dernier jour des Jeux de Sotchi, alors que ces Jeux avaient été entachés par beaucoup de polémiques, sur l’organisation ou l’écologie entre autres, Thomas Bach, président du CIO, a donc félicité Vladimir Poutine pour son « rôle important » dans l’organisation de « super Jeux ». Pour lui « la Russie a tenu toutes ses promesses ». Aujourd’hui, cela ne choque plus personne d’organiser des grandes compétitions sportives dans des milieux impossibles et où cela pousserait à un massacre écologique. Les décideurs et les responsables politiques sont pourtant conscients de ces catastrophes écologiques mais ils ne font rien, il n’y a rien qui change. Cela prouve leur hypocrisie et leur irresponsabilité criminelle.
Et pourtant, il y a à peine 10 ans, le Comité international olympique (CIO) avait reconnu officiellement l'environnement comme la troisième dimension de l'Olympisme, aux côtés du sport et de la culture. Le CIO déclaré même au côté du Programme des Nations Unies au sujet de l'environnement que "les questions environnementales font aujourd'hui partie intégrante du processus d’évaluation et de sélection des candidatures... ». Pour preuve, en 1994 lors du Congrès olympique du Centenaire, le Congrès de l'Unité, qui était organisé à Paris, le CIO avait avoué que l’environnement et le développement durable étaient très importants. En 1996, le CIO a même introduit un paragraphe sur la protection de l’environnement dans la Charte olympique. Dans cette charte il est écrit que le rôle du CIO est "d’encourager et soutenir une approche responsable des problèmes d’environnement, de promouvoir le développement durable dans le sport et d’exiger que les Jeux Olympiques soient organisés en conséquence" (Charte olympique 2013, Chapitre 1, Règle 2, paragraphe 13).

Les Russes ont donc décidé d’organiser les Jeux Olympiques (JO) d'hiver dans une station balnéaire où poussent des palmiers, au détriment de l'environnement. Même si cette désignation a fait polémique, cela n’a pas empêché 88 pays de participer à ces Jeux malgré les dégâts irréversibles de cette artificialisation à outrance et les arrestations arbitraires des défenseurs des droits de l'Homme et de l'environnement qu’a subit cette ville.

 

 

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Pour conclure...

Les jeux olympiques ont permis aux athlètes de se prouver à eux-mêmes et de montrer à tout le monde qu’ils étaient fort et qu’il était possible de se battre contre quelqu’un sans utiliser des armes. Mais, au milieu du XXe siècle, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis et l’URSS entrèrent en conflit, c’était le début de la Guerre Froide. A partir de cette époque, les Jeux Olympiques n’ont lus eu plus le même intérêt, l’aspect politique était définitivement passé devant l’aspect sportif (Hitler avait déjà organisé les Jeux en 1936 pour vanter le régime nazi, ce fut des jeux de propagande). Les nations comme l’URSS utilisée les Jeux olympiques pour montrer leur puissance, la propagande augmentait, il y avait de plus en plus de tensions entre les pays et les rivalités (toujours entre nations) étaient très violentes. A cause de tout cela, des pays commencèrent à boycotter les Jeux Olympiques, les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux boycottèrent les Jeux de Moscou de 1980 pour contester le régime politique de l’URSS, par exemple.

Les pays se servent donc des Jeux pour avoir des bénéfices politiques, mais pas seulement, c’est pour aussi avoir les bénéfices économiques qu’entraînent les Jeux. La ville et le pays hôte peuvent ainsi gagner beaucoup d’argent grâce au tourisme qui peut augmenter si les Jeux ont une bonne réputation et grâce aussi à tous les gens venant des quatre coins du monde qui consomment (vente de tickets, de vêtements sportifs, …). Les Jeux Olympiques peuvent amener un engouement dans le pays hôte, et le nombre de licences dans les clubs peut augmenter et donc amener un nouveau bénéfice économique. 

Le marketing a aussi une place importante dans les Jeux Olympiques. Les médias se battent pour diffuser les Jeux Olympiques et sont prêts à payer des sommes astronomiques, seulement pour faire de l’audience. Les marques quant à elles, veulent à tout prix se montrer pour se faire de la publicité et se font donc grâce à cette publicité d’énormes bénéfices économiques.

Même si l’organisation des Jeux rapporte gros au niveau économique au pays hôte, elle est très coûteuse. Aujourd’hui, les pays dépensent des milliards pour construire des infrastructures (stades, hôtel, …) et pour rénover la ville (nouvelles routes, nouvelles lignes de métro). 

Mais certains thèmes comme l’écologie sont laissés sur le côté, certainement car il n’y a pas de bénéfice à faire avec ce thème. Pourtant, dans la charte olympique, on a vu que l’écologie était le troisième élément de l’olympisme. Mais, on voit que cet aspect n’est pas respecté car on a pu se rendre compte avec les jeux de Sotchi, que c’était les jeux les plus polluants de l’histoire, on s’est alors aperçu que ces Jeux étaient une destruction écologique. Le gouvernement russe avait préféré privilégier l’aspect économique à celui écologique.

Nous nous sommes donc aperçu qu’au XXe siècle, il y avait beaucoup de tensions politiques et que les JO en subissait les consquences, et qu’au début du XXIe siècle, l’intérêt principal des Jeux Olympiques était l’économie. Nous pouvons donc nous demander si, dans les années qui viennent : l’intérêt sportif redeviendra-t-il l’intérêt majeur des Jeux Olympiques ? 

 

 

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16 février 2015

Bibliographie

SOURCES INTERNET :

www.wikipédia.org : l'encyclopédie en ligne.

http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?Moduleld : un site sur la shoah.

http://www.olympic.org/fr/Berlin-1936-olympiques-ete : site officiel des Jeux Olympiques de Berlin de 1936.

http://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/93-histoire-recente/3171-la-sanglante-prise-dotages-des-jo-de-munich-1972.html : site parlant de la prise d'otage pendant les Jeux de Munich en 1972.

http://www.cultivoo.com/index.php/histoire/179-histoire/contemporaine/956-jo-et-guerre-froide : un site sur les Jeux Olympiques pendant la Guerre Froide.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chine-jeux-olympiques-pekin-2008/jo-enjeu.shtml : site qui comporte des informations sur les jeux de 2008 à Pékin.

http://www.reponseatout.com/jo2012-d-7870/jo-2012-sponsors-droits-de-diffusion-combien-touche-le-cio-a107877 : site sur les sponsors et les droits de télévision pendant les JO 2012.

http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/chat-interview-video/interview/le-sponsoring-des-jo-se-paie-tres-cher-442296.php : site sur le sponsoring des JO.

http://www.bilan.ch/entreprises-exclusif/jo-de-londres-comment-nike-vole-la-vedette-adidas : site parlant de la rivalité entre les marques Adidas et Nike.

http://www.olympic.org/Documents/Reference documents Factsheets/Environnement et developpement durable.pdf : charte olympique parlant du développement durable et de l'environnement  dans les JO.

http://www.coulisses-tv.fr/index.php?option=com k2&viewitem&id=2890%3Areplay-les-jo-de-sotchi-vus-par-%E2%80%9Cle-petit-journal%E2%9D%2C-%C3%A9pisode2-les-exportations-vid%C3A9o&Itemid=396 : site où on peut voir la vidéo que j'ai mise dans partie environnemental. C'est un extrait de l'émission : "Le Petit Journal" sur Canal+ qui parle de la catastrophe écologique pendant les Jeux de Sotchi en 2014.

www.olympic.org : site du CIO (comité international olympique).

www.fr.beijing2008.cn : site officiel des Jeux Olympiques de Pékin.

http://www.thetimes.co.uk/tto/news/ : site officiel du journal "The Times".

Autres sites où j'ai trouvé quelques informations, mais minimes.

AUTRES SOUCES :

Connaissances personneles

Aide (mon professeur correspondant du CNED)

Beaucoup d'article de journaux que j'ai trouvé : comme des articles du journal Le Monde et de du journal Libération.

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Album photo

LOGO JO D'ETE :

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Jeux Olympiques de Paris (1900)

 

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Jeux Olympiques de Saint-Louis (1904)

 

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Jeux Olympiques d'Athènes (1906)

 

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Jeux Olympiques de Londres (1908)

 

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Jeux Olympiques de Stockholm (1912)

 

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Jeux Olympiques d'Anvers (1920)

 

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Jeux Olympiques de Paris (1924)

 

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Jeux Olympiques d'Amsterdam (1928)

 

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Jeux Olympiques de Los Angeles (1932)

 

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Jeux Olympiques de Berlin (1936)

 

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Jeux Olympiques de Londres (1948)

 

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Jeux Olympiques d'Helsinki (1952)

 

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Jeux Olympiques de Melbourne (1956)

 

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Jeux Olympiques de Rome (1960)

 

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Jeux Olympiques de Tokyo (1964)

 

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Jeux Olympiques de Mexico (1968)

 

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Jeux Olympiques de Munich (1972)

 

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Jeux Olympiques de Montréal (1976)

 

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 Jeux Olympiques de Moscou (1980)

 

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Jeux Olympiques de Los Angeles (1984)

 

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Jeux Olympiques de Séoul (1988)

 

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Jeux Olympiques de Barcelone (1992)

 

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Jeux Olympiques d'Atlanta (1996)

 

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Jeux Olympiques de Sydney (2000)

 

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Jeux Olympiques d'Athènes (2004)

 

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Jeux Olympiques de Pékin (2008)

 

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Jeux Olympiques de Londres (2012)

 

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Jeux Olympiques de Rio (2016)

 

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Jeux Olympiques de Tokyo (2020)

 

LOGO JO D'HIVER :

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Jeux Olympiques de Chamonix (1924)

 

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Jeux Olympiques de Saint-Moritz (1928)

 

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Jeux Olympiques de Lake Placid (1932)

 

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Jeux Olympiques de Garmisch-Partenkirchen (1936)

 

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Jeux Olympiques de Saint-Moritz (1948)

 

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Jeux Olympiques d'Oslo (1952)

 

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Jeux Olympiques de Cortina d'Ampezzo (1956)

 

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Jeux Olympiques de Squaw Valley (1960)

 

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Jeux Olympiques d'Innsbruck (1964)

 

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Jeux Olympiques de Grenoble (1968)

 

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Jeux Olympiques de Sapporo (1972)

 

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Jeux Olympiques d'Inssbruck (1976)

 

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Jeux Olympiques de Lake Placid (1980)

 

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Jeux Olympiques de Sarajevo (1984)

 

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Jeux Olympiques de Calgary (1988)

 

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Jeux Olympiques d'Albertville (1992)

 

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Jeux Olympiques de Lillehammer (1994)

 

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Jeux Olympiques de Nagano (1998)

 

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Jeux Olympiques de Salt Lake City (2002)

 

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Jeux Olympiques de Turin (2006)

 

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Jeux Olympiques de Vancouver (2010)

 

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Jeux Olympiques de Sotchi (2014)

 

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Jeux Olympiques de PyeongChang (2018)

 

 

 

 

 

 

 

 

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